25/11/2008

Que cessent les provocations ! Bruxelles mérite mieux !

Pro Bruxsel dénonce la stratégie des partis traditionnels, francophones et néerlandophones, qui ont fait de la nomination des élus au poste de bourgmestre de certaines communes de la périphérie bruxelloise une question de principe conditionnant l'avenir institutionnel du pays.

Faire de la nomination des bourgmestres une condition préalable à tout dialogue institutionnel, c'est de la provocation, et ça arrange bien ceux qui se font une rente de ces questions. Tant qu'on s'occupe de l'accessoire, on ne s'intéresse pas à l'essentiel !

Pro Bruxsel dénonce l'impasse dans laquelle ce bras de fer politique stérile et inutile nous mène.

La nomination (ou non) des Bourgmestres dépend juridiquement exclusivement du pouvoir régional, flamand en l’occurrence, qui a choisi démocratiquement une règle de nomination différente de celle en vigueur dans les deux autres régions.

Le transfert de la compétence de la tutelle sur les communes – et partant la capacité de déterminer le mode de désignation des Bourgmestres - a été voté démocratiquement par le parlement fédéral – en ce compris la majorité des francophones wallons et bruxellois -.

Bien entendu, le droit d’appliquer la législation régionale en vigueur ne dispense personne, pas même un ministre en quête de voix pour les futures élections régionales, de bon sens et d’écoute, sinon de respect pour l’expression de la volonté populaire.

Pro Bruxsel veut réaffirmer avec force le droit des minorités, quelles qu’elles soient, et dans quelque région qu’elles soient, d’être traitées correctement et avec dignité. C’est vrai pour les bruxellois néerlandophones vivant dans une région bilingue, comme pour les francophones des communes à facilités.

Pro Bruxsel veut respecter la démocratie et garantir le respect des lois en vigueur, même si nous pouvons les juger inadéquates ou imparfaites. C’est démocratiquement qu’il faudra les adapter.

Ne nous trompons cependant pas, les questions institutionnelles qui hantent la Belgique depuis des décennies ne sont pas des questions de second ordre.

En effet, la relance économique, la stabilisation du sytème financier, la lutte contre le chômage, la précarité, la pauvreté, l'accès à l'enseignement, au logement, la protection de l'environnement, la santé, les transports, la manière de rationaliser une région comme Bruxelles, de redistribuer les compétences afin de rendre leur exercice plus efficace et économique sont les priorités.

Tout cela, qui demande de la part des politiques des efforts à court, moyen et long termes, ne pourra être réellement mis en oeuvre qu'une fois les questions institutionnelles réglées et l'autonomie de Bruxelles reconnue et assurée.

Le combat de Pro Bruxsel est donc, avant tout, la reconnaissance à part entière de la Région bruxelloise sur le même pied que les autres régions. Nous revendiquons pour Bruxelles un juste financement et les compétences qui lui permettront de se gérer dignement dans le respect et le mieux être de chacun, quelle que soit sa langue ou ses origines.

Résoudre courageusement et intelligemment la question de Bruxelles, c'est résoudre durablement la question de l'avenir de la Belgique en tant qu'Etat fédéral, au bénéfice de tous.