27/04/2009

Pourquoi pas à Bruxelles ?

Comme Oslo, Londres ou Singapour, Stockholm possède depuis plus de deux ans un système de péage pour accéder au centre-ville en voiture. En quelques mois seulement, la différence était impressionnante. Il y a moins d’embouteillages et l’environnement s’est sensiblement amélioré.

D’abord très réticents, après une période d’essai de plusieurs mois, les habitants de Stockholm ont finalement approuvé le projet de péage via un referendum organisé par les autorités. Le système est simple. De 6h30 à 18h30, les habitants doivent payer pour entrer en ville ou en sortir. Le weekend et les jours fériés, c’est gratuit. La taxe varie de 10 à 20 couronnes suédoises, selon le moment de la journée (environ 1 à 2 euros), avec un plafond de 60 couronnes par jour. Certains véhicules prioritaires, commerciaux ou plus écologiques sont dispensés de taxe. Les plaques des véhicules sont photographiées à leur passage au péage et les habitants peuvent ensuite s’acquitter de la taxe dans des bornes placées dans toute la ville.

Le réseau de transport en commun a été amélioré grâce à la manne financière que représente le péage urbain. Stockholm a réduit la congestion automobile, il y a plus de places de parking dans le centre ville, les temps de trajet sont plus courts et les habitants sont aujourd’hui tout à fait favorables.

Alors, pourquoi ne pas organiser un tel système ici ? Avec certaines adaptations à la situation bruxelloise, Pro Bruxsel est persuadé qu’un péage urbain serait être un plus non négligeable pour notre Région. En matière d’environnement, les pics de pollution sont de plus en plus fréquents à Bruxelles. Une diminution du trafic aiderait notre pays à atteindre les objectifs fixés par le protocole de Kyoto et l’Union Européenne. Qui plus est, tous les jours, le Ring est le théâtre d’immenses embouteillages qui ralentissent l’activité économique.

Financièrement aussi, ce système est un avantage. Actuellement, les Bruxellois financent seuls les infrastructures routières et les transports en commun qui profitent également aux autres habitants du Royaume. Le péage offrirait un ballon d’oxygène financier et permettrait d’organiser un système de transport en commun plus performant pour tous et moins cher. Un dialogue efficace et ouvert avec nos régions voisines et les associations impliquées permettrait de trouver une solution raisonnable afin de doter Bruxelles d’un outil indispensable pour une meilleure qualité de vie pour tous.