Le fondateur (démissionnaire) de Manifesto rejoint ProBruxsel
Fondateur de l’ASBL Manifesto, auteur de trois Manifestes bruxellois, ce cancérologue a activement contribué à secouer la société civile bruxelloise, ces dernières années.
Convaincu que les Bruxellois doivent prendre leur avenir en mains, en revendiquant, pour leur Région, davantage de compétences, Alain Maskens a, au fil des mois, porté la cause régional(ist)e bruxelloise dans tous les cénacles. « Un exemple : l’enseignement ; il faut que Bruxelles puisse gérer ses écoles, sans dépendre des Communautés française et flamande. Pour prendre en compte nos spécificités, comme la nécessité d’un bilinguisme poussé français/flamand ou de programmes intégrant mieux la diversité. »
Depuis 2003, date du premier Manifeste, le message a pris corps. Autour de Manifesto puis d’Aula Magna, des représentants de la société civile se sont investis dans les Etats généraux. Qui ont fait naître « un sentiment d’appartenance à Bruxelles, davantage qu’une identité bruxelloise », se félicite Alain Maskens. Un parti, aussi, ProBruxsel qui a, voici plusieurs mois, fait le constat que les partis démocratiques pensaient encore souvent la Belgique (et sa capitale) comme la réunion de deux Communautés. Alain Maskens, lui, a tenté jusqu’au bout de convaincre les partis traditionnels. En vain. « Je rejoins donc ProBruxsel, comme indépendant », annoncera-t-il officiellement ce matin.
Non sans avoir longuement hésité. Parce qu’il ne nourrit guère d’ambition politique. « Mais j’ai le sentiment que beaucoup de choses ont bougé, ces derniers mois à Bruxelles, c’est fort ce qui s’est passé. On a une opportunité, il faut la saisir. Alors, je franchis le pas. En espérant planter une petite graine qui, un jour, sera un arbre. » Celui d’une Région largement maîtresse de son destin.
Véronique Lamquin