19/06/2009

Bruxelles, toujours prisonnière d’intérêts particratiques

Il y a plusieurs jours qu’une majorité s’est dessinée au sein du groupe linguistique néerlandais à Bruxelles : le libéral Guy Vanhengel a réussi à conclure très rapidement un accord avec le Cd&V et Groen qui lui permet de conserver hors du gouvernement le SP.A de son rival Pascal Smet.

Et depuis hier soir, les dés semblent jetés du côté francophone aussi : à Namur, Ecolo a annoncé sa décision d’ouvrir des négociations avec, outre le Cdh, le parti socialiste, et cela, tant à Bruxelles qu’en Wallonie, et à la Communauté française.

Pro Bruxsel s'insurge contre la façon dont la composition du futur gouvernement bruxellois se met en place.

Selon les déclarations du co-président d’Ecolo, Jean-Michel Javaux, un impératif a prévalu : constituer des coalitions symétriques dans les différents parlements. Pro Bruxsel remarque que ce souci ne s’applique pas à la constitution du gouvernement bruxellois : ce qui se met en place du côté flamand autour de l’Open Vld a été superbement ignoré. Il est vrai que du côté flamand on n’avait pas non plus consulté les francophones : personne ne semble aujourd’hui se soucier de ce qui a fait l'objet de débats citoyens tout au long de la campagne: « Quel projet de Ville pour Bruxelles?» Bref, on décide d’abord avec qui on va gouverner, avant de savoir pour quoi faire !

Ce qui est encore plus grave sans doute, c’est de lier la constitution de la majorité francophone bruxelloise à la majorité wallonne, alors que les rapports de force sont différents dans les deux régions. Si le PS est de loin le premier parti en Wallonie, ce n’est pas le cas à Bruxelles, où le MR est de loin la première formation politique du côté francophone. Pro Bruxsel ne plaide pas pour l’une ou l’autre coalition ; nous ne sommes un parti ni de droite ni de gauche, mais un parti qui défend tous les Bruxellois et lutte pour la reconnaissance de leurs droits.

Nous réclamons simplement qu’au nom du respect dû aux Bruxellois, on ne nous oblige pas à lier notre sort à la majorité négociée à Namur. Les Bruxellois mérite un gouvernement mis sur pied par les Bruxellois (tant francophones que flamands, négociants ensemble), pour les Bruxellois, et avec un programme ambitieux pour notre ville !