16/07/2009

Pro Bruxsel se pose des questions sur la constitution du “nouveau” (?) gouvernement bruxellois

La composition du nouveau gouvernement est connue. Pas de grands chambardements comme en Flandre. Cependant, quelques remarques essentielles s’imposent.

Dans la composante néerlandophone, on observe qu’aucun des trois chefs de file des principaux partis démocratiques ne répond à l’appel.

En effet, il est piquant de constater que les partis traditionnels qui juraient vouloir défendre un projet régional fort, exiger un refinancement de la Région bruxelloise, accorder davantage d’attention à l’enseignement, ont subitement tout oublié de leurs beaux discours de campagne.

Le “Club des néerlandophones” a en « stoemelinks », dès le lendemain des élections, bidouillé un accord sans se soucier le moins du monde de ce qui se passait du côté francophone. Le résultat : une coalition avec toutes les couleurs de l’arc en ciel, mais (presque) tout le monde est content de soi.

Par ailleurs, les forces centrifuges, tant au Nord qu’au Sud, mettent en place des stratégies de gouvernement qui ne tiennent aucun compte de la réalité bruxelloise. Alors qu’en Flandre on met à mal la solidarité entre les personnes, en Wallonie, un Olivier veut renforcer l’axe Wallonie-Bruxelles pour créer un « Front francophone » fort face à une Flandre de plus en plus autonomiste. Les Bruxellois ne seront jamais pris en considération.

Pour la Région bruxelloise, trois constats s’imposent (outre le dérapage du MR) :

1. Les Bruxellois en ont marre des problèmes communautaires, ils ont d’autres préoccupations bien plus sérieuses.

2. L’enseignement à Bruxelles est une priorité d’une extrême urgence pour laquelle les partis traditionnels, tous communautarisés, ne proposent rien de concret.

3. Les partis extrémistes ont heureusement sérieusement reculé.

On peut amèrement regretter, et même juger sévèrement, que les négociateurs n’ont tenu aucun compte des conclusions des Etats Généraux de Bruxelles, initiative citoyenne exceptionnelle et un exemple de prise de responsabilité politique de la société civile. On peut même dire que les axes proposés pour le programme de gouvernement sont à l’opposé de ce qu’il faudrait faire, avec ces colorations communautaires renforcées.

Dommage aussi que les aspirations fortes n’ont pas été entendues, celles de plus de 8000 Bruxellois qui ont voté pour le parti régionaliste bilingue Pro Bruxsel.