07/09/2009

Pour Pro Bruxsel, Bruxelles doit s’affirmer maintenant et exercer toutes ses compétences.

Interrogé par la DH, à propos de Bruxelles, Bart De Wever (NV-A) dit que "si la Belgique existe quelque part, c'est bien à Bruxelles. Bruxelles, c'est le vrai enfant de la Belgique. Si l'on utilise l'image d'un divorce, ce n'est peut-être pas une mauvaise idée de laisser l'enfant s'occuper de lui-même"

En effet, les Bruxellois pourraient enfin prendre leur sort en main, sans devoir toujours dépendre d’autres niveaux de pouvoir comme c’est le cas pour Beliris, par exemple.

Pro Bruxsel n’en demande pas plus, mais pour que cela se réalise il faut bien entendu revoir la loi de financement et réparer les injustices flagrantes dont Bruxelles est la victime depuis la création de la Région. En outre il faut, d’une part, modifier la Constitution pour donner une autonomie constitutive à la Région bruxelloise comme aux deux autres Régions et, d’autre part, que les autorités régionales exploitent pleinement les compétences régionales, comme, par exemple, l’exigence des astreintes au gouvernement fédéral pour dépassement des normes de bruits des avions survolant la Capitale ou l’instauration d’un péage urbain pour aider à résoudre les problèmes de mobilité.

Bien sûr, revoir la loi de financement et modifier la Constitution ne sont pas choses aisées. Cela passe par une remise à plat et une négociation entre les entités fédérées et le fédéral.

Par contre, utiliser pleinement les compétences régionales ne demande qu’un peu de courage politique de la part de nos excellences régionales. Mais seront-elles capables de défier les instances de leurs partis respectifs, tous communautarisés et plus soucieux des intérêts des Flamands de Flandre et des Wallons, se souciant peu des intérêts du million de Bruxellois qu’ils comprennent de moins en moins.

C’est exactement la stratégie qu’a adopté le gouvernement flamand, ce qu’on présente comme la stratégie « Maddens ». Peut-être un exemple à suivre par la Région bruxelloise.