Pro Bruxsel est un parti politique sans clivage linguistique ou communautaire fondé par des Bruxellois pour faire de Bruxelles une région à part entière dans le cadre institutionnel belge.
Le premier objectif de la démarche est d’assurer à la Région les moyens financiers dont elle manque depuis sa création, afin d’assurer le bien-être de ses habitants et son double rôle de capitale nationale et européenne.
De nombreuses études on dénoncé le financement insuffisant de Bruxelles, mais aucune piste n'a été réellement exploitée. Il importe donc de rappeler cette situation aux Bruxellois de façon claire et pertinente et de mettre en lumière les moyens de l’améliorer.
Le budget de la Région de 2009 a été établi à 2.594.264 milliers d’euros. Il représente 1% du budget de l’Etat, alors même que Bruxelles, qui compte 10% de la population du pays, fournit 15% de ses emplois et 20% de son PIB.
Si 55% des recettes proviennent de la fiscalité régionale, une partie de ces rentrées est non récurrente (secteur immobilier, successions…) ; la part de l’IPP national ristournée par l’Etat n’est que de 8% et le manque à gagner de la main-morte sur l’immobilier des pouvoirs publics et des institutions internationales s’élève à 3,5 millions d’euros.
La mobilité budgétivore
Les coûts additionnés des transports en commun et de la mobilité - 708 millions d’euros - représente 25 % du budget. Ces facilités profitent également aux 380.000 navetteurs qui travaillent dans la capitale et aux 200.000 autres visiteurs quotidiens, alors que leurs coûts sont supportés par les seuls Bruxellois.
La paupérisation croissante de la population exige de la Région un soutien à ses communes et par ailleurs les 6% de son budget sont insuffisants pour répondre aux 30.000 demandes d’habitations sociales et à la nécessité d’assainir l’habitat.
S’ajoutent 10% du budget exigés par les structures mono ou bi-communautaires qu’il est urgent de simplifier.
Du fait de ces contraintes, la part des ressources de Bruxelles consacrée à l’activité et au développement économiques - 4% - est dramatiquement insuffisante, de même que les 8% (233 millions d’euros) consacrés à la remise au travail des chômeurs.
Il est urgent de sortir la Région de ces impasses, de réduire sa dépendance de l’Etat central comme du bon vouloir des autres régions ou des communautés et de la doter d’un budget équitable.
Ressources renforcées
En simulant un budget de 3.800.000 milliers d’euros (3.792.833) supérieur de 46% au budget prévu pour 2009, on atteint un montant plus équitable qui est loin d’être exagéré, compte tenu du rôle tenu par la Région bruxelloise dans le contexte national.
Les augmentations prévues dans cette projection proviennent principalement de l’octroi à la Région de l’IPP des navetteurs travaillant à Bruxelles (713.934 millions d’euros) et du péage urbain (254.000 millions d’euros).
Le renforcement légitime des ressources financières de Bruxelles doit lui permettre d’agir plus efficacement dans les domaines de la mobilité, du logement, de l’économie, de l’emploi, de la santé et du rayonnement international.
Financer correctement la Région bruxelloise constitue un rééquilibrage logique de la coopération inter-régionale et sera profitable à la Flandre et à la Wallonie, car les Bruxellois sont les mieux à même de présenter au Monde une synthèse de la Belgique et des multiples atouts de ses régions.
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