La Belgique communautaire a vécu, la Belgique des Régions doit prendre le relais.
Il faut mettre fin, une fois pour toutes, aux Communautés et confier toutes les compétences à quatre Régions mises sur un pied d’égalité.
La Belgique de papa est bien enterrée et le fédéralisme belge hybride entretenant une totale confusion entre Régions et Communautés a montré ses limites. Le plan A que l’on nous a mijoté stérilement pendant plus de cent jours en coulisse ne mène nulle part. La discrétion qui a entouré ces négociations semblait davantage destinée à endormir le citoyen qu’à donner aux négociateurs de réelles chances d’aboutir. En effet, comme l’ont souligné justement quelques analystes avertis, les objectifs poursuivis et les conditions imposées aux négociateurs étaient contradictoires et rendaient impossible l’aboutissement d’un véritable accord équilibré. On a vu le résultat : on repart à zéro !
Comment en sortir ? Il faut oser poser la seule question pertinente : que veut-on encore faire ensemble, avec quels partenaires – non pas entre quels partis politiques, mais bien entre quelles populations, quels citoyens - et sur quelles bases cohérentes veut-on construire cette future Belgique ?
Il est impératif pour tous d’adopter des règles communes cohérentes et non pas de poursuivre des chimères en tentant de se doter de compétences à géométrie variable – tantôt régionales, tantôt communautaires -. Il faut mettre fin, une fois pour toutes, aux Communautés et confier toutes les compétences à quatre Régions mises sur un pied d’égalité.
Pourquoi quatre Régions ? Certains sont attachés à une forme d’homogénéité linguistique de leur territoire, soit, qu’il en soit ainsi ! Mais alors, il est essentiel que la même règle s’applique à tous les territoires. Que la Flandre ait sur tout son territoire une seule langue officielle reconnue et acceptée, le néerlandais ; bien. Que le français soit la seule et unique langue autorisée en Wallonie, parfait. Que l’allemand, soit la langue de la Région germanophone, voilà qui est logique. Que la Région bruxelloise, seule région du pays que la Constitution désigne comme région bilingue dans laquelle le néerlandais et le français sont langues officielles, puisse réellement être bilingue en disposant notamment des moyens d’éduquer ses enfants concrètement dans ces deux langues. Pour ce faire, il est indispensable de lui confier la compétence de l’enseignement afin qu’elle propose un enseignement bilingue bien adapté aux particularités sociales et culturelles de la Région. Confier aux Régions la compétence de l’enseignement entraînera naturellement le transfert vers les Régions de toutes les compétences sur les matières personnalisables (les matières sociales) ainsi que la culture et le tourisme, entre autres choses. Il n’y aura donc plus aucune raison de maintenir les Communautés. Une fédération de Régions sera bien plus compréhensible pour tous et beaucoup plus efficace.
Les quatre Régions, autonomes, adultes, équivalentes, pourront, ensemble, décider de ce qu’il conviendra de confier à un niveau fédéral, géré en commun, dans l’intérêt de tous, et de déterminer quelle solidarité elles souhaitent entre elles.
Il faut mettre fin, une fois pour toutes, aux Communautés et confier toutes les compétences à quatre Régions mises sur un pied d’égalité.
La Belgique de papa est bien enterrée et le fédéralisme belge hybride entretenant une totale confusion entre Régions et Communautés a montré ses limites. Le plan A que l’on nous a mijoté stérilement pendant plus de cent jours en coulisse ne mène nulle part. La discrétion qui a entouré ces négociations semblait davantage destinée à endormir le citoyen qu’à donner aux négociateurs de réelles chances d’aboutir. En effet, comme l’ont souligné justement quelques analystes avertis, les objectifs poursuivis et les conditions imposées aux négociateurs étaient contradictoires et rendaient impossible l’aboutissement d’un véritable accord équilibré. On a vu le résultat : on repart à zéro !
Comment en sortir ? Il faut oser poser la seule question pertinente : que veut-on encore faire ensemble, avec quels partenaires – non pas entre quels partis politiques, mais bien entre quelles populations, quels citoyens - et sur quelles bases cohérentes veut-on construire cette future Belgique ?
Il est impératif pour tous d’adopter des règles communes cohérentes et non pas de poursuivre des chimères en tentant de se doter de compétences à géométrie variable – tantôt régionales, tantôt communautaires -. Il faut mettre fin, une fois pour toutes, aux Communautés et confier toutes les compétences à quatre Régions mises sur un pied d’égalité.
Pourquoi quatre Régions ? Certains sont attachés à une forme d’homogénéité linguistique de leur territoire, soit, qu’il en soit ainsi ! Mais alors, il est essentiel que la même règle s’applique à tous les territoires. Que la Flandre ait sur tout son territoire une seule langue officielle reconnue et acceptée, le néerlandais ; bien. Que le français soit la seule et unique langue autorisée en Wallonie, parfait. Que l’allemand, soit la langue de la Région germanophone, voilà qui est logique. Que la Région bruxelloise, seule région du pays que la Constitution désigne comme région bilingue dans laquelle le néerlandais et le français sont langues officielles, puisse réellement être bilingue en disposant notamment des moyens d’éduquer ses enfants concrètement dans ces deux langues. Pour ce faire, il est indispensable de lui confier la compétence de l’enseignement afin qu’elle propose un enseignement bilingue bien adapté aux particularités sociales et culturelles de la Région. Confier aux Régions la compétence de l’enseignement entraînera naturellement le transfert vers les Régions de toutes les compétences sur les matières personnalisables (les matières sociales) ainsi que la culture et le tourisme, entre autres choses. Il n’y aura donc plus aucune raison de maintenir les Communautés. Une fédération de Régions sera bien plus compréhensible pour tous et beaucoup plus efficace.
Les quatre Régions, autonomes, adultes, équivalentes, pourront, ensemble, décider de ce qu’il conviendra de confier à un niveau fédéral, géré en commun, dans l’intérêt de tous, et de déterminer quelle solidarité elles souhaitent entre elles.