par Benjamin VellaAujourd'hui, coup de chapeau à toute une équipe, une troupe de théâtre vraiment extraordinaire, qui enchaîne année après année des tournées au succès garanti en Belgique et au Maroc. Ce dimanche marquait la fin d'un marathon théâtral de 10 jours à Forest autour de leur nouvelle et formidable création : La Maroxelloise - agence de voyages.
La Compagnie des Nouveaux Disaparus, tel est leur nom, plantait son chapiteau place Saint Denis (car il s'agit de théâtre nomade) pour le plus grand bonheur de leurs centaines (leurs milliers !) de spectateurs bruxellois, dont beaucoup, comme moi, sont devenus des fidèles. C'est qu'on se retrouve vite accroc à leurs spectacles, détonants, qui nous plongent littéralement dans l'univers des immigrés marocains qui se sont établis à Bruxelles. Un univers plutôt étranger à une moitié du public, mais formidablement familier à l'autre moitié de ce public métissé. Et c'est déjà là une réussite en soi ! Combien de fois en effet avons-nous l'occasion de passer une soirée ensemble ? Il nous arrive de nous assoir toevallig l'un à côté de l'autre dans le tram, mais nous n'échangeons que peu de choses... Sous le chapiteau de la Compagnie des Nouveaux Disparus, en revanche, se crée une alchimie fabuleuse : car nous assistons au spectacle de leur propre vie.
Les comédiens sont à côté de nous : on rit, on chante, on vit l'histoire avec eux. Astucieux, ils n'ont pas hésité cette année à transformer un bus en scène de théâtre - ou une scène de théâtre en bus, question de point de vue.
En 2007, 2008 et 2009, ils nous embarquaient dans le périple de 5 immigrantes qui traversent la Méditerranée en barque : La Traversée de la Mort, inspirée de témoignages et d'histoires réelles, et qui raconte comment on en arrive à être prêt à risquer sa vie pour entrer en Europe.
Cette année, le car de la Maroxelloise nous propose le voyage inverse, un Bruxelles-Tanger en deux heures, au cours d'un spectacle à rebondissements faisant intervenir un nombre insoupçonnable de personnages plus colorés les uns que les autres : les chauffeurs, l'accompagnateur, la mère possessive et sa fille qui a invité une amie hystérique au bled, les mécaniciens, les douaniers français, l'imam, le vieillard, le jeune en training-chaussures de sport-chaussettes blanches (oui, exactement : celui que l'on appelle le "sale Arabe") et encore bien d'autres passagers aux histoires extraordinaires.
On en sort avec un goût de thé à la menthe, une odeur de safran, des mélodies invitant au voyage dans la tête, et l'idée qu'on vient d'assister à une expérience unique.
La peur de l'autre commence par l'incompréhension. Les occasions de se rencontrer sont trop rares et on est en droit de se demander si ce ne serait pas voulu (voir un communiqué de presse récent à ce sujet). Le travail de ces femmes et de ces hommes, d'origines, de cultures et de convictions variées, comble à son échelle ce manque.
Toutes les représentations se déroulent à guichet fermé et l'après-midi, ce sont des écoles qui prennent place dans le bus.
Bravo à eux pour cette œuvre sociale qui fait tant de bien !

Pour ceux qui l'auraient raté, rien n'est perdu ! La Compagnie a décidé de repartir en tournée avec ce même spectacle en 2011.
Passez aussi au Parc Royal pendant l'été (du 18 ou 21 août l'année prochaine) où a lieu le festival annuel "Théâtres Nomades". Un immanquable estival.
Les comédiens sont à côté de nous : on rit, on chante, on vit l'histoire avec eux. Astucieux, ils n'ont pas hésité cette année à transformer un bus en scène de théâtre - ou une scène de théâtre en bus, question de point de vue.
En 2007, 2008 et 2009, ils nous embarquaient dans le périple de 5 immigrantes qui traversent la Méditerranée en barque : La Traversée de la Mort, inspirée de témoignages et d'histoires réelles, et qui raconte comment on en arrive à être prêt à risquer sa vie pour entrer en Europe.Cette année, le car de la Maroxelloise nous propose le voyage inverse, un Bruxelles-Tanger en deux heures, au cours d'un spectacle à rebondissements faisant intervenir un nombre insoupçonnable de personnages plus colorés les uns que les autres : les chauffeurs, l'accompagnateur, la mère possessive et sa fille qui a invité une amie hystérique au bled, les mécaniciens, les douaniers français, l'imam, le vieillard, le jeune en training-chaussures de sport-chaussettes blanches (oui, exactement : celui que l'on appelle le "sale Arabe") et encore bien d'autres passagers aux histoires extraordinaires.
On en sort avec un goût de thé à la menthe, une odeur de safran, des mélodies invitant au voyage dans la tête, et l'idée qu'on vient d'assister à une expérience unique.
La peur de l'autre commence par l'incompréhension. Les occasions de se rencontrer sont trop rares et on est en droit de se demander si ce ne serait pas voulu (voir un communiqué de presse récent à ce sujet). Le travail de ces femmes et de ces hommes, d'origines, de cultures et de convictions variées, comble à son échelle ce manque.
Toutes les représentations se déroulent à guichet fermé et l'après-midi, ce sont des écoles qui prennent place dans le bus.
Bravo à eux pour cette œuvre sociale qui fait tant de bien !

Pour ceux qui l'auraient raté, rien n'est perdu ! La Compagnie a décidé de repartir en tournée avec ce même spectacle en 2011.
Passez aussi au Parc Royal pendant l'été (du 18 ou 21 août l'année prochaine) où a lieu le festival annuel "Théâtres Nomades". Un immanquable estival.








