29/12/2010

Een Vlaming in Brussel...

door François Demeulenaere

De eindejaarsgekte laat ik al enige tijd bij voorkeur aan me voorbijgaan maar gisteren begaf ik me ff richting centrum om mijn nieuwe job te vieren met een goed restoke in mijn eentje met de daarbijhorende kritische blik op het voorbijdenderende gepeupel. 'Steak Frit' is een aanrader trouwens, een beetje verscholen achter de kerk op Sint Katelijne, maar heerlijke steak, ongedwongen bediening en perfekt tweetalig. Ik zat er aanvankelijk rustig in mijn eentje maar algauw liep de zaal goed vol en weer aanhoorde ik met de glimlach hoe nederlandstalige bezoekers meteen op het frans overgingen tegen de obers om vervolgens verbaasd te aanhoren hoe ik aan mijn tafel in perfekt nederlands word geholpen.

Na de middag ging ik nog ff richting Standaard Boekhandel en Fnac om wat boeken te scoren en naar daar wandelend was het weer van dattem. Een jongeman, met twee vriendinnen op stap zo te zien, klampt me aan met de vraag 'Vous êtes de Bruxelles monsieur ? ' , intussen hoor ik de twee jongedames in plat WestVlaams onder elkaar bezig. Op mijn beleefde 'Oui' als antwoord, volgt de vraag 'pour le chemin pour City2'. Waarop ik replikeer : 'Ge meugt me volgen, k' moete woak an die kanten zin'.

Altijd fun met die Vlamingen in Brussel...

Durf eens wat Nederlands te spreken als je er langskomt en laat je verbazen...

28/12/2010

Technologie keuzes voor een stad: een onmogelijke keuze?‏

door Wouter Bogaert

Zoals jullie weten, heb ik burgerlijk ingenieur sterkstroom gestudeerd, maar eigenlijk heb ik met dat diploma bijna niks gedaan. Weggegooid publiek geld gaan jullie zeggen. Misschien. Maar misschien had ik gewoon schrik de verkeerde technologie keuzes te maken of tout court niet werkende technologie te maken.

Beschouw namelijk de energie technologie keuzes die een stad zoals Brussel moet, kan maken. Zonnepanelen of nucleaire energie? De keuze is rap gemaakt zal je zeggen: het ene is ecologischer dan het andere; het ene is duurder dan het andere; het ene kan meer mensen bedienen dan het andere. Wat met het afval? Volgens de één ´zullen de zonnepanelen over 20 jaar vorten op onze daken." En wat ons aan nucleaire energie en afval stoort dat weten we ook al jaren, maar nu wil ook Groen plotseling een ´rente´ op de goedkope nucleaire energie.

Beschouw de mobiliteits keuzes die Brussel moet maken: tram of metro of bus of fiets of electrische wagens of te voet. Tram is veel goedkoper dan metro, maar is de tram ook veiliger? Fiets is nog goedkoper, maar in dit sneeuw-weer staan de villo fietsen stallingen onbenut. Bus dan, maar buslanen moeten meer dan auto lanen bestrooid worden in dit weer en soms willen de bus chauffeurs terecht niet meer rijden uit vrees voor hun veiligheid en die van de passagiers. Te voet? Breuken en kneuzingen galore, want wie reinigt nog zijn voetpad? Aha, electrische wagens! Welke energie? Zoals in vorige paragraaf en wat met de batterijen? Nog een probleem volgens de éne auto producent; 100% recycleerbaar volgens de andere.

Ik sta nu 20 jaar na mijn diploma burgelijk ingenieur en heb de toer van de wereld afgelegd en ja toch mijn probleemoplossend vermogen uit mijn ingenieur studies benut. Dus, misschien toch geen weggegooid geld, als ik mijn kennis, ervaring en tijd kan ter beschikking stellen van de maatschappij.

Ooit wil ik zelf politieke verantwoordelijkheid dragen in de domeinen van mobiliteit en gezondheid. Keuzes zullen moeten gemaakt worden en die zullen niet iedereen tevreden stellen, maar weet dat ook ik kinderen heb en wil in deze stad, and i will try to do the best i can.

27/12/2010

Quoi de neuf en 2011 pour les Bruxellois ?

par Philippe Delstanche

Six mois après les élections du 13 juin dernier, Bruxelles est encore toujours un des obstacles les plus importants à la conclusion d’un accord entre les vainqueurs de ces élections.

Six mois plus tard, les Bruxellois sont toujours sans réponses à leurs questions essentielles qui, si elles ne sont pas très prochainement résolues, deviendront dramatiques pour la vie quotidienne d’une majorité de citoyens. On pense, entre autres choses, à l’augmentation démographique importante et les besoins accrus en matière d’enseignement, de logement et d’accueil de la petite enfance, l’afflux très important de demandeurs d’asile que Bruxelles doit gérer sans aide extérieure, la gestion de la sécurité des multiples réunions politiques européennes et internationales, l’encadrement des deux cents manifestations annuelles diverses, sans parler des problèmes de circulation liés à ces divers événements. Et la Région bruxelloise est toujours structurellement sous-financée.

Mais, en cette fin d’année 2010, quel bilan peut-on faire et que peut-on espérer pour la future année 2011 ?

Tentative de bilan

Certes, depuis la première apparition de Pro Bruxsel à des élections, en juin 2009, de nombreux acteurs politiques bruxellois ont repris à leur compte, lors de déclarations plus ou moins spectaculaires, un certain nombre de nos revendications, telles que les listes bilingues à Bruxelles, la régionalisation de l’enseignement, un enseignement bilingue, un péage urbain, le prélèvement de l’impôt des personnes physiques sur le lieu de travail plutôt que sur le lieu de résidence, un financement équitable pour la Région bruxellois et bien d’autres encore.

Cela ne signifie pas pour autant que ces revendications sont reprises officiellement dans les programmes des partis auxquels appartiennent ces hommes et ces femmes politiques. En effet, çà ne leur coûte rien de reprendre nos arguments et cela leur permet d’argumenter que Pro Bruxsel n’est pas indispensable puisque, eux aussi, sont favorables aux thèses que nous défendons ! Habile manière de nous marginaliser sans frais. Cependant, ne boudons pas notre plaisir. Il est certain que si nous ne nous étions pas présentés aux suffrages des électeurs bruxellois, en juin 2009, jamais ces quelques propos en faveur d’une meilleure prise en compte de la réalité bruxelloise n’auraient reçu une telle publicité. Bien sûr les hypothétiques effets de ces mesures devront encore se faire attendre longtemps car les partis, tous communautarisés, n’ont aucun intérêt à voir le sort des Bruxellois s’améliorer au détriment du sort de la majorité de leurs électeurs, soit les Flamands d’une part et les Wallons d’autre part.

Cependant, ces prises de position de la part de certains politiques bruxellois posent clairement une double question. -Je ne parlerai ici que des hommes et des femmes politiques dont on peut reconnaître un véritable attachement à l’épanouissement de la Région bruxelloise, indépendamment de leur appartenance à un quelconque parti et non pas des déclarations de pure opportunité dont certains sont coutumiers. Si ces responsables politiques croient sincèrement dans ce qu’ils disent, et singulièrement lorsqu’ils reprennent certaines de nos propositions, pourquoi ne sont-elles pas plus fermement reprises par les instances de leurs partis respectifs ? Et, ensuite, voyant cette inertie partisane, pourquoi ne décident-ils pas de quitter leur parti pour se mettre davantage au service des Bruxellois au sein d’une formation spécifiquement bruxelloise et bilingue ? Je laisserai le soin à chacun de vous de répondre à ces deux questions. J’apprécierais également que certains de ces politiques, pour la plupart desquels j’ai un grand respect, puissent également apporter une réponse à ces deux questions.

Ce bilan en demi-teinte m’invite à envisager le futur de notre mouvement. Pro Bruxsel doit-il se réjouir de voir ainsi ses idées reprises par des ténors politiques bruxellois et considérer qu’une part importante de sa mission est réalisée ? Ou bien, ce début de reconnaissance de la justesse de nos thèses et de nos propositions doit-elle nous inciter à poursuivre notre démarche avec le même enthousiasme et la même détermination ? Ma conviction est que, si nos idées avancent, c’est bien, mais cela ne fait que renforcer la nécessité de les voir diffusées encore plus largement et, surtout, de les voir aboutir. Pour cela, nous devrons encore maintenir la pression et nous présenter aux suffrages des Bruxellois pour maintenir éveillée cette conscience régionale qui n’en est qu’aux premiers balbutiements. Parce que l’avenir que certains veulent écrire pour les Bruxellois est assez sombre.

Que nous réserve donc 2011 ?

Les négociations, ou les différentes étapes du psychodrame politico-communautaire auxquels les citoyens, flamands, wallons et bruxellois, assistent impuissants depuis plus de six mois, ne semblent pas apporter beaucoup de nouvelles très favorables aux Bruxellois, alors que tout le monde, au nord comme au sud de la frontière linguistique s’accorde à coups de rapports, tous les plus autorisés les uns que les autres, sur le fait que Bruxelles apporte au pays et singulièrement aux deux plus grandes régions bien plus que ce qu’elle leur coûte, c’est un euphémisme ! Certains rêvent d’un retour en arrière et de cogestion pure et simple de la Région bruxelloise, d’autres souhaitent au mieux un statu quo ou tout au plus un gonflement de l’enveloppe Beliris permettant de financer à Bruxelles des infrastructures utiles surtout pour les quelque 500.000 navetteurs et écoliers qui ne peuvent exister sans Bruxelles.

Il est bien clair, et nous l’avons exposé avec force depuis longtemps, que tant que persistera cette ambiguïté malsaine entre une régionalisation qui ne reconnaît formellement que la Flandre et la Wallonie et une communautarisation qui nie de fait l’existence de la Région bruxelloise, les Bruxellois ne seront jamais correctement traités. Bruxelles continuera d’exister pour le seul bénéfice de la Flandre et de la Wallonie. Bruxelles devra poursuivre ses laborieuses gesticulations administratives, politiques et financières pour tenter d’apporter d’insatisfaisantes solutions provisoires et bancales aux nombreux, criants et urgents problèmes des citoyens bruxellois.

Quelle que soit l’issue des actuelles négociations, le sort des Bruxellois ne sera guère amélioré. La vigilance reste indispensable. Plus que jamais, les Bruxellois ont besoin d’être entendus, représentés et défendus. Pro Bruxsel veut jouer ce rôle d’aiguillon de la politique bruxelloise. Chacun de nous devra s’engager fermement, avec courage et détermination, pour proposer une vraie alternative aux 7% de Bruxellois qui ne savent plus pour qui voter (sondage de La Libre du 20/12/2010). C’est la tâche qui nous attend à l’aube de cette année nouvelle 2011 que je souhaite heureuse et remplie de joies et de succès pour chacun.

18/12/2010

Les inondations préfèrent-elles les frontières nationales ou régionales ?

par Max De Brouwer

« De Standard » du 18 décembre rapporte les propos d’André Denys, gouverneur de Flandre orientale, qui présentait les conclusions de l’enquête qui a fait suite aux graves inondations qu’a connues la province à la mi-novembre. L’enquête pointe du doigt les besoins de modernisation des écluses de la rivière Dender afin d’accélérer le débit d’eau, ce qui est prévu, mais aussi les besoins de concertation avec les régions limitrophes.

Ainsi la province ne pourra-t-elle se prémunir des graves et coûteuses conséquences d’inondations répétées, qu’à la condition que la Wallonie crée des moyens de rétention d’eau importants. Ces installations avaient été programmées, mais jamais réalisées. Le gouverneur demande à ce que soit organisée une concertation avec la région wallonne et avec la France pendant les périodes de crue, concertation inexistante à ce jour.

On voit ici à quoi mènerait l’éclatement du pays : toutes les concertations, qui pourraient aujourd’hui se faire facilement à l’intérieur du pays, devraient faire l’objet de traités internationaux – avec toute la lourdeur et lenteur que cela comporte – ou être organisée dans le cadre du travail des « euregios », c.-à-d. dans une structure européenne, donc supranationale, de coopération. De telles coopérations entre régions de pays voisins existent depuis de nombreuses années et sont subsidiées par l’Europe. On en trouve par exemple en matière de navigation fluviale, de soins, ou encore d’alerte rapide de pollution de l’air.

C’est à se demander pourquoi l’Europe, avec ses 29 pays, ses nombreuses langues et cultures, arrive à mettre en place ce qui semble impossible dans notre petit royaume. Faudrait-il en arriver à l’éclatement du pays en différentes nations indépendantes afin qu’enfin nos politiciens arrivent à travailler ensemble pour le bien de tous les citoyens, quelle que soit la langue qu’ils parlent ?

On peut, comme moi, être attaché à la Belgique. Force est de constater que semble manquer, chez nos politiques francophones et néerlandophones, la bonne volonté et le courage de la construire de manière décommunautarisée, en fédérant quatre régions qui voudraient coopérer dans l’efficacité et la solidarité. Avec pour objectif de sortir de ce guêpier, de rationaliser les dépenses du pays et, surtout, d’apporter les services publics auxquels les citoyens ont droit.

Mais ne nous leurrons pas : si nos surdoués de la politique particratique s’enlisent dans leur guerre des tranchées, pour Bruxelles, la réalisation de cet objectif ne pourra venir que d’un soulèvement populaire réclamant l’indépendance de notre Région, sous forme d’un Etat souverain.

Alors, prémonitoire, comme le disait Leterme à propos de la Brabançonne : « aux armes citoyens (bruxellois) » ?

17/12/2010

Een juiste financiering van Brussel: elementen voor een objectief debat

door Thierry Vanhecke

Recentelijk heeft de Brusselse regering aan specialisten gevraagd om te onderzoeken welke posten aan de basis liggen van de structurele onderfinanciering van het Brussels Gewest.
Naar verluid zouden in dit verslag een aantal héél duidelijke elementen naar voor komen, waarvan sommige tot hiertoe onderbelicht werden.

Laten we ze even op een rijtje zetten.

Een eerste, tevens belangrijkste element is blijkbaar het feit dat Brussel meer dan 400 miljoen euro misloopt doordat de solidariteit tussen gemeenten omzeggens niet meespeelt. In de andere gewesten bestaat er solidariteit tussen de (meer) landelijke gemeenten en de (armere) steden via het gemeentefonds.
Bij wijze van voorbeeld, voor Vlaanderen ziet de verdeelsteutel er als volgt uit:
http://212.123.19.141/ALLESNL/wet/detailframe.vwp?WETID=-1&SID=0
Aangezien er in het Brussels gewest geen echte solidariteit is tussen de gemeenten (wel integendeel, er is eerder sprake van concurrentie) en er geen beroep kan gedaan worden op het rijke(re) hinterland, blijft het hier solidariteitsprinciepe een wensdroom.

Verder zou Brussel ook een kleine 100 miljoen euro moeten ontvangen, rekening gehouden met de grote concentratie aan kansarmen in ons gewest. Gezien de huidige prognoses inzake bevolkingsaangroei in de komende tien jaar dient dit bedrag als zeer conservatief beschouwd te worden en zal het snel moeten groeien!

Brussel is een geografisch klein gewest, dat wel veel politieke en administratieve functies waarneemt, waarmee niet onaanzienlijke bedragen aan gekoppeld zijn, die verhoudingsgewijs veel hoger liggen dan in de andere gewesten. Ook dit gegeven zou goed zijn voor tientallen miljoenen euro aan uitgaven die nergens gecompenseerd worden. Geschatte kostprijs: iets minder dans 100 miljoen euro.

Ons stadsgewest staat verder borg voor politie- en ordediensten - niet alleen voor wat nodig is voor de 19 gemeente- , maar ook voor tal val publieke opkomsten, Eurotoppen, nationale en internationale betogingen die moeten omkaderd worden, enz... waardoor de gemeenten 12% (in plaats van 9% elders) aan de zes politiezones toekennen, wat goed is voor een dikke 50 miljoen euro.

Reken daar nog eens de 'dode hand' bij, die geschat wordt op meer dan 300 miljoen, en er ontstaat een totaal nieuw kostenplaatje.

Uiteraard mogen de inkomsten niet over het hoofd gezien worden: Beliris is goed voor honderden miljoenen euro, maar daar dient aan toegevoegd dat heelwat projecten die binnen het kader van Beliris worden uitgevoerd, in feite door de federale overheid zouden moeten gedragen worden. Ook zo voor een aantal NMBS-projecten.

Natuurlijk heeft Brussel ook specifieke inkomsten (op kultuur- en toeristisch gebied, bijvoorbeeld), en daarom zou het juist goed zijn dat het Brussels Gewest over eigen ministers voor toerisme en voor kultuur zou kunnen beschikken.

En, laten we wel wezen, Brussel moet ook een aantal interne maatregelen treffen: zo bijvoorbeeld de activering van de aankoopcentrales voor de gemeenten, politiezones en huisvestingsmaatschappijen.

En moeten er nu per sé 33 huisvestingsmaatschappijen in Brussel aanwezig zijn? Zou het niet wat eenvoudiger kunnen, door te fuseren en daarbij meteen rekening te houden met de regionale planning die bvb aanduidt waar er nog beschikbare ruimte voorhanden is? Om aldus te vermijden dat regionale huisvestingsplannen worden afgeblokt door gemeenten?

Men kan voor- of tegenstander zijn van de fusie van gemeenten (persoonlijk zie ik meer voor- dan nadelen), maar of de 19 baronnieën nu al dan niet blijven bestaan, er zal beter en meer moeten samengewerkt worden.
Dan pas zal onze claim als rechtmatig kunnen aanhoord worden.

Of toch niet? Want indien de vraag naar een rechtvaardigere financiering er komt van een of andere 'taalzuivere' politieke partij,, zal ze in eerste instantie botsten op weerstand van de andere communautair opgedeelde partijen, die de zaken zullen bekijken met een verwrongen communautaire bril....

Hoe dan ook, laten we -als Pro Bruxselaars- hopen dat er een aantal van deze argumenten in de Vandelanoote-nota mee werden opgenomen en tot hun recht zullen komen!

06/12/2010

Des vaches à traire

par Max De Brouwer

Les ténors rouges de Wallonie veulent-ils garder Bruxelles sous le joug du bi-communautarisme?

Le Mouvement wallon tenait son assemblé générale le 22 novembre, et y réunissait quelques ténors politiques tels Viseur, Happart ou Magnette, ainsi que d’autres ténors du monde économique, agricole, universitaire ou syndical. Je note que la demande unanime d’une autonomie pour la Wallonie s’accompagnait d’un vibrant plaidoyer pour la décommunautarisation d’une Belgique fédérale composée d’au moins trois régions fortes.

Ainsi Philippe Van Parijs (UCL), qui critiquait vivement le « communautarisme ethnique » que constitue la dichotomie communautaire francophone versus flamande. Thierry Castagne, d’Agoria-Wallonie, rappelait que le monde économique wallon veut garder un lien prioritaire avec Bruxelles.

Paul Magnette, l’étoile montante du P.S., fut le seul à ne pas réclamer la régionalisation des compétences dites « culturelles » au sens large. Très intelligemment, il a évité le débat en se focalisant sur les risques qu’entraînerait un dumping fiscal.

Cette observation permet quelques supputations. Si un nombre croissant de politiques de premier plan réclament la suppression des communautés pour fonder une fédération de régions, on remarque que les premiers violons du parti socialiste – Di Rupo et Magnette – n’en pipent mot. Auraient-ils dès à présent décidé qu’ils courberaient l’échine devant les revendications bi-communautaires flamandes ? Ou considèrent-ils que le maintien de tous ces gouvernements et parlements aussi redondants que coûteux permettra de garder des postes de ministres et de fonctionnaires où on peut placer les copains ?

Car si les grands partis étaient vraiment sincères quand ils s’écrient – toujours avant les éclections il est vrai -- que Bruxelles est sous-financée, est surexploitée et sur-appauvrie, ils pourraient émettre un signe fort à destination de la Flandre en décommunautarisant leurs propres partis et en leur donnant une structure régionale. Ce qu’on n’est pas prêt de voir.

La note d’humour involontaire est revenue à José Happart qui a affirmé que le confédéralisme serait le seul moyen pour confirmer Bruxelles en tant que région. Selon lui, en Belgique « il y a une vache qui mange en Flandre et une vache en Wallonie, et Bruxelles trait les deux vaches ». S’il se tenait informé des études universitaires récentes qui ont été publiées en Flandre, il saurait que Bruxelles rapporte chaque année 16,5 milliards à la Flandre et 8,5 milliards à la Wallonie. Parfois, je me demande s’il sait seulement traire les vaches…