Je reviens à l'argent. Bruxelles contribue au PIB belge à hauteur de 18,7 %, avec 9,8 % de la population. La Flandre fait 58 %, avec 58 % de la population. La Wallonie fait 23,3 %, avec 32,4 % de la population. Dans le système actuel, les ressources dont nous disposons sont largement inférieures à ce que nous devrions avoir. Pour commencer à comprendre pourquoi, on peut se référer notamment à un article paru dans Le Vif/l’Express, intitulé « toutes les clés pour comprendre la loi de financement », mis sur Internet le 27 août 2010.On veut nous refinancer, c'est vrai, mais pour des montants ridicules et à des conditions inacceptables. On exige, de notre part, des engagements ! On nous contrôle ! Comme si on nous faisait l'aumône ! Comme si nous ne savions pas nous-mêmes ce que nous avons à faire ! Que l'on nous rende ce qui est à nous. Nous pourrons ensuite parler de solidarité intra belge.
Quand je lis tout ça, j'en ai le poil hérissé. Ces partis, qui discutent entre eux, ces politiciens qui, sans arrêt, en professionnels qu'ils sont, s'observent, se placent, préparent et marchandent leur carrière ou leur fin de carrière, je voudrais qu'ils disparaissent, que Bruxelles se retrouve maître de sa fortune, à l'intérieur ou non d'un État plus ou moins fédéral, qu'on nous laisse nous-mêmes faire nos erreurs et mettre en pratique nos bonnes idées, avec les institutions que nous aurons choisies.
C'est évidemment impossible. L'on serait heureux, mais très surpris, que Pro Bruxsel soit majoritaire dans sa ville, se trouve en position d'appliquer son programme, fait de générosité et de bon sens.
Mais voyons les verts. Ils ont comme nous un programme unidimensionnel, novateur à l'origine. Leur succès a fait que tous les autres partis, pour se défendre, se sont appropriés, certains plus que d'autres, leurs idées et que finalement beaucoup de décisions ont été prises par d'autres dans le sens de ce qu'ils voulaient. Voilà ce à quoi il faudrait arriver. Tous les partis francophones ont à leur programme davantage d’autonomie pour Bruxelles. Aucun n'est ouvertement en faveur de la tutelle. Mais Bruxelles n'est qu'un point de leur ordre du jour. Quelque chose sur quoi on peut faire des concessions, des compromis, contre de l'argent ,des mandats. Il faudrait qu'ils sachent que, sous peine de perdre des voix qui iraient à notre « petit parti » ils ont intérêt, en ce qui concerne notre ville, à marcher sur des œufs .
Mais, pour ça, il faut d'abord du succès, des voix. Il faut du monde aux réunions que nous organisons, il faut qu'on parle de nous dans les journaux. Il faut que les Bruxellois sachent que les peuples ont les gouvernements qu'ils méritent.. Notre programme est clair. Je ne pense pas qu'il faille y toucher. Ce sont des projets concrets qu'il nous faudrait, et les bonnes volontés, les compétences, le travail nécessaires pour les mettre en œuvre.
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