31/01/2011

La logique dangereuse des frères siamois...

par José Fernandez

Bart de Wever est un grand poète. Il aime se livrer à une passion dévorante, celle des petites citations dans la presse, d'ici ou d'ailleurs. En latin, de préférence... Ou en Anglais aussi, "less is more", par exemple. Ou encore en Allemand : "Belgien, Europas kranker Mann"... Et il aime les images fortes aussi : ainsi dans sa dernière interview exclusive pour La Libre de ce 29/01/11, il donne sa vision de la situation actuelle, une vision que je qualifierais volontiers d'anatomique...

Bonne nouvelle, Bart de Wever n'est pas pour la scission du pays ! Non, non dit-il, "ça ne marchera pas". Car "la Flandre et la Wallonie sont comme des frères siamois, et leur lien, c'est Bruxelles"...
Pardon ??? Mais Bart, que fais-tu... Dois-je te rappeler ici ce que précisent les statuts de ton parti en leur point 1.1 (1)? Je sais qu'à force de réécrire l'Histoire et de manipuler les médias flamands et ton électorat, les 3/4 de tes électeurs sont convaincus que voter pour la NVa, c'est voter pour un parti néo-libéral avec certes une pointe de régionalisme, mais légère... Récemment, en discutant avec un de tes électeurs, je me suis rendu compte de cela, Bart, ils ne savent pas... Très peu ont lu les statuts de la NVa et la plupart croient même que cette obsession séparatiste serait un épouvantail dressé par les francophones...
Siamois donc, unis par un cordon ténu de chair bruxelloise. Tu le sais, les siamois ont du mal à vivre longtemps, lorsqu'ils partagent des organes en commun et très souvent, on doit se résoudre à une opération délicate de séparation. Au scalpel, comme il se doit. On découpe ainsi le lien qui unit les siamois pour leur redonner une autonomie de fonctionnement et leur permettre de vivre.
Ce que devient le "lien" dans cette histoire est bien entendu moins glorieux... Simple morceau de chair déchirée, il termine sanguignolant dans la poubelle.
C'est donc ainsi que tu vois Bruxelles, Bart... Un simple lien, embêtant, gênant, handicapant pour permettre cette "autonomie" que tu as promis à tes électeurs.
La métaphore "siamoise" est mauvaise, car elle ne fait que polariser la résolution du conflit institutionnel belge sur deux entités, l'une flamande et libéralo-nationaliste, l'autre francophone et socialiste.
Elle est mauvaise car elle sous-entend qu'en découpant correctement le "lien" bruxellois, on obtient au final deux corps distincts, indépendants et autonomes.
Je suggère donc une autre métaphore, celle d'un seul corps, la Belgique, dont le cerveau, l'estomac, les poumons et le cœur fonctionneraient en étroite collaboration pour permettre à ce corps de se développer harmonieusement. Je suis bon prince, Bart, tu peux choisir l'organe de ton choix pour symboliser la Flandre. Mais je dois t'avouer que j'ai une préférence pour les poumons pour Bruxelles. Organe par excellence d'échange avec l'extérieur, comme Bruxelles l'est avec le monde qui nous entoure. Organe vital pour la vie, l'air ne peut se stocker et la respiration est une fonction qui, en se renouvelant en permanence, assure au corps le combustible dont il a besoin pour vivre, comme Bruxelles assure à ses habitants et au pays l'énergie quotidienne due aux milliers d'emplois et d'entreprises qui ont choisi cette ville-région. Organe dédoublé, le poumon droit et le gauche, comme la double culture flamande et francophone qui ont forgé l'identité de cette Région depuis des siècles. Les poumons n'ont pas à se préoccuper de la manière dont le cœur fonctionne, ou le cerveau. Disons que d'une certaine manière, le corps humain est déjà à l'origine, régionalisé. Mais par contre, si ces organes ne fonctionnent pas en bonne concertation, le corps meurt. Peu importe que le cœur lui veuille continuer à battre ou le cerveau à penser, ou l'estomac à digérer.
Cette métaphore me convient bien mieux, car pour moi, l'avenir de la Belgique passe par 1 pays ("le corps belge") et ses 4 régions ("les organes de ce corps")
A propos, ça tombe bien, moi aussi j'aime bien les locutions latines... :


(1) De Nieuw-Vlaamse Alliantie (N-VA) is een politieke partij die in Vlaanderen vorm wil geven aan een humanitair nationalisme voor de 21ste eeuw. Als enige ongebonden partij, los van drukkingsgroepen, zuilen of financiële machten, verdedigt de Nieuw-Vlaamse Alliantie het algemeen Vlaams belang. In haar streven naar een beter bestuur en meer democratie kiest de Nieuw-Vlaamse Alliantie logischerwijs voor de onafhankelijke republiek Vlaanderen, lidstaat van een democratische Europese Unie. Het Vlaanderen van de N-VA stelt zich open voor internationale samenwerking en kijkt hiervoor in de eerste plaats naar Nederland.
Het doel van de Nieuw-Vlaamse Alliantie is de verdediging en bevordering van politieke, culturele, sociale en economische belangen van alle Vlamingen. Deze doeleinden kunnen met alle dienstige middelen bereikt worden, o.m. het uitgeven en verspreiden van druksels, tijdschriften, dagbladen; het organiseren van studiedagen, congressen, vergaderingen, filmvoorstellingen en bijeenkomsten van alle aard; het groeperen van individuele sympathisanten; het aankopen of in huur nemen van alle roerende en onroerende goederen, dienstig tot het doel.

25/01/2011

SHAME : un message


SHAME était le nom de la marche qui a réuni ce dimanche plus de 35.000 manifestants, dont de nombreux Pro Bruxsellois qui sont venus contribuer à cette piqûre de rappel démocratique.


Ensemble, nous avons accusé :

HONTE à notre système politique qui, de réforme en réforme, a créé deux régions souveraines qui ont vampirisé la Belgique.

HONTE à nos 7 partis négociateurs qui n’ont pas les ressources de sortir du trou qu’ils se sont creusé.

HONTE aux nationalistes qui ont perdu le plaisir du vivre ensemble

HONTE au communautarisme linguistique qui empêche que ce pays soit géré correctement.


Bien sûr, la revendication « un gouvernement maintenant – een regering nu » ne peut être prise au pied de la lettre. Il ne s’agit pas de faire n’importe quel gouvernement qui tiendrait ce que tiennent les roses, mais la paralysie totale est inacceptable.

Les nationalistes, séparatistes et autres pessimistes prétendent que la Belgique est morte. Que la nation belge aurait déjà été remplacée de facto par une nation flamande et une nation francophone. Mais la plupart des Flamands tiennent à la Belgique. Même 42% des membres de la NVA. Quant à un mouvement indépendantiste francophone, il n’existe pas. Mais il existe bien une nation belge. Il suffisait d’être là, dans cette marée humaine qui noircissait de monde toute le rue de la Loi entre la petite ceinture et le cinquantenaire. Le spectacle était grandiose.


La Belgique guérira, plus forte et plus vigoureuse que jamais. A condition que les citoyens se rendent à l’évidence : les grands partis communautaires, de quelque bord qu’ils soient, empoisonnent la Belgique et la font mourir à petit feu. Ils sont englués dans la toile d’araignée francophone contre néerlandophone qu’ils ont eux-mêmes tissée et ne peuvent plus faire marche arrière. Pourtant, la solution est évidente : si on veut que ce pays subsiste, il faut le rénover en profondeur et se débarrasser du système communautaire. Pro Bruxsel l’a montré haut et clair lors de la manifestation.


1 PAYS fait de 4 REGIONS équivalentes, qui vivent toutes dans 1 COMMUNAUTE, la communauté des Belges, quelle que soit la langue qu’ils parlent.


Comme d’habitude, les médias ont largement escamoté notre message, mais qu’importe : des dizaines de milliers l’ont vu et beaucoup nous ont félicité pour notre solution constructive.

Pourquoi les grands partis et leurs médias ne veulent-ils pas d’une telle solution ? Sans doute pour continuer à diviser afin de mieux régner – sans doute pour continuer à exploiter Bruxelles (27 milliards de la richesse créée à Bruxelles sont comptabilisés en Flandre et en Wallonie) – sans doute pour mettre Bruxelles sous la tutelle de la Flandre et de la Wallonie et en faire ainsi leur colonie.


A entendre les ténors des grands partis, ils comprennent le ras-le-bol, mais n’envisagent rien pour sortir de l’impasse. Ils prennent acte et continuent à se regarder en chiens de faïence dans un immobilisme navrant.

Un jour peut-être, aurons-nous une telle marche où ce seront les Bruxellois qui voudront faire entendre leur voix afin d’échapper au sort qu’on leur concocte sans leur demander leur avis.

Un jour peut-être, les Bruxellois, quelle que soit leur couleur politique, comprendront-ils enfin qu’aucun parti communautarisé ne pourra garantir leur avenir. Car le communautarisme est toujours conflictuel. PRO BRUXSEL reste donc résolument le parti de l’avenir de tous les Bruxellois.

SHAME : een boodschap

SHAME was de naam van de betoging die zondag meer dan 35.000 man in Brussel te been bracht, waaronder een behoorlijk aantal Pro Bruxselaars, om een democratische 'pikuur' aan het beleid toe te dienen.


Samen hebben we ons ongenoegen laten horen:

SCHAAMTE voor een politiek systeem dat, van de ene naar de andere hervorming, twee omzeggens soevereine gewesten hebben geschapen die samen
België doen doodbloeden;

SCHAAMTE aan de 7 partijen die onderhandelen en die maar niet uit de put raken die ze zelf gespit hebben;

SCHAAMTE aan de nationalisten die geen heil noch geluk meer zien in het samenleven

SCHAAMTE aan de communautarisme – via taalaanhorigheid – die het land onmogelijk maakt om naar behoren bestuurd te worden.


Natuurlijk kan de eis « Een regering nu - un gouvernement maintenant » die met onmiddellijke ingang geëist werd, niet ingewilligd worden. Zulke regering zou een heel kort leven toebeschoren zijn. Maar de huidige totale verlamming is zeker onaanvaardbaar.

De nationalisten, separatisten en andere pessimisten beweren vandaag dat België dood is en begraven. Dat de Belgische staat vandaag de facto reeds vervangen zou zijn door een Vlaamse en een Franstalige staat. Is inmiddels gebleken dat de overgrote meerderheid van Vlamingen van België houdt. Zelfs 42 pct van de NVA-aanhangers.

Een onafhankelijkheidsbeweging langs het Franstalig landsgedeelte bestaat helemaal niet. Wat wel bestaat, is de Belgische natie. Voor wie er nog aan twijfelde: dat heeft de optocht van zondag, die lange sliert enthousiaste mensen die zich begaf van het Noordstation via de Wetstraat tot het Jubelpark dik in de verf gezet. Een prachtig tafereel.


België zal herstellen en sterker dan ooit uit deze pijnlijke impasse opstaan. Op voorwaarde dat de burger inziet dat de grote politieke (gemeenschaps)partijen, van welke strekking ook, België verzieken en haar voortbestaan op lange termijn op de helling zetten. Die partijen zijn verstrikt geraakt in het doodlopend straatje van een tweeledig denken – Nederlandstalige tegen Franstalige, – een straatje dat ze zelf geplaveid hebben maar waarvoor geen uitweg was bedacht. Achteruit is voor die partijen evenmin een optie. Nochtans ligt de oplossing voor het grijpen: indien we willen dat het land blijft bestaan, moet het grondig gerenoveerd en verlost worden van die zinloze communautaire tegenstellingen en twisten. Dit was ook de boodschap die Pro Bruxsel ten volle heeft laten weerklinken tijdens de betoging.


1 LAND, met 4 evenwaardige REGIO'S die samen 1 GEMEENSCHAP vormen, met name de Belgische gemeenschap, welke taal ook gebruikt wordt.


Zoals gebruikelijk hebben de media onze boodschap links laten liggen, maar tienduizenden hebben ze kunnen lezen en heel wat mensen zijn ons komen feliciteren voor deze nieuwe insteek en constructieve oplossing.

Waarom willen de politieke partijen en de media geen aandacht schenken aan deze boodschap? Welnu, de « verdeel en heers »-politiek blijft op korte termijn lonend en men kan ongegeneerd Brussel verder blijven uitbuiten (27 miljard aan rijkdom in Brussel geproduceerd, worden in rekening genomen in Vlaanderen en Wallonië). En daarom is het voor hen goed en nuttig dat Brussel verder onder Vlaamse en Waalse voogdij blijft.


Als we de tenoren van de grote partijen moeten geloven, hebben zij de « trop is te veel »-boodschap wel degelijk begrepen. Nergens horen wij evenwel dat zij dringend uit de impasse willen geraken. Ze « nemen akte » van wat plaatsvond maar blijven lijnrecht tegenover elkaar staan zonder een millimeter te willen prijsgeven van hun alsmaar wisselende eisen.

Wellicht komt er een dag waar het de Brusselse bevolking zal zijn die zal komen betogen tegen al wat er bedisseld wordt voor Brussel zonder dat er naar haar mening gevraagd wordt.

Wellicht komt er een dag waar de Brusselaars, van welke politieke kleur zij ook mogen zijn, zullen inzien dat geen enkele partij, op communautaire leest geschoeid, kan zorgen voor hun toekomst. Want het uitgangspunt van elk communautarisme is altijd gebaseerd op een conflictmodel.

PRO BRUXSEL blijft vandaag, meer dan ooit, de partij van de toekomst voor de Brusselse bevolking.

24/01/2011

Anti-politique ? Anti-flamand ? Non, citoyen, tout simplement...

par José Fernandez

Ça y est, la mobilisation prévue ce 23 janvier à l'initiative du mouvement SHAME a bien eu lieu. Et les âmes chagrines qui s'imaginaient, comme ce politologue repris dans La Libre, "qu'un mouvement né sur la toile peine souvent à devenir réel..." en sont pour leur grade... 30, 34, 38, 50.000 ? Qu'importe, c'est une réussite du point de vue de la mobilisation et de l'organisation, sans incident notable à déplorer.

Depuis près de deux semaines, on a pu en lire du "papier" dénonçant ce que beaucoup appelaient "un mouvement bêtifiant" (copyright de Jean Quatremer, spécialiste auto-proclammé de notre pays pour nos voisins hexagonaux). En vrac, leurs considérations tournaient essentiellement autour du thème de l'absence de slogan clair et de l'anti-politisme supposé primaire de ce mouvement : "réclamer un gouvernement immédiat est affligeant, ce qui compte, c'est le projet...", "ce mouvement est anti-politique et donc dangereux, car poujadiste...", "nos politiciens travaillent depuis des mois pour trouver une solution", "cette manifestation ne rassemblera que des nostalgiques francophones de la Belgique de Papa", etc...

Ainsi, fleurissaient ici et là dans les journaux et sur la toile les "10 bonnes raisons de ne pas aller à cette manifestation"...


Tous ces analystes se sont trompés, et lourdement. Car le mouvement naît de l'action, et non l'inverse. Un peu moins d'analyse, et un peu plus de cou....., ça ferait du bien de temps en temps.
Tout d'abord, comme les chiffres le montrent (cfr. sondage Le Soir/Dedicated), il y avait bien "un peu de tout" à cette manifestation : des francophones wallons, des Bruxellois (44 % !), des néerlandophones de Flandre (25 %). Il y avait aussi bien des jeunes étudiants que des familles avec enfants et des retraités. Et oui, c'est vrai, quelques "Belgicains" dans le tas.

Bart De Wever, qui s'est empressé de rappeler que la seule expression du peuple, c'est celle qui ressort des urnes (flamandes uniquement en ce qui te concerne... ne l'oublie pas Bart), et qu'une manifestation qui rassemble 80 % de francophones (sic) et 20 % de flamands (re-sic) montre bien à quel point il est urgent de réformer le pays, a une nouvelle fois montré à quel point il méprise Bruxelles et ses habitants. Car 44% de "Bruxellois" Bart, ce ne sont pas "44 % de francophones". J'y étais à cette manifestation, et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il y avait plutôt beaucoup de néerlandophones, Flamands de Flandre OU Bruxellois de Bruxelles (et oui, ils sont néerlandophones ET Bruxellois).

Bref, cette manifestation était assez représentative de ceux à qui on ne réserve que le sort des braves : les Bruxellois. Un petit bémol et un regret tout de même : peu de jeunes ou moins jeunes issus, comme moi, de l'immigration, étaient présents. Si vous me lisez, ne l'oubliez pas, ce pays, cette ville, sont aussi les vôtres !

Bruxelles, au centre de tous les enjeux (et du dernier échec de la note Vande Lanotte). Bruxelles à qui personne ne vient demander son avis. Dans les négociations en cours (ou à venir), le sort des Bruxellois est/sera négociés par Di Rupo (Mons), Reynders (Liège), Javaux (Amay) et Milquet (Madame Couloir Wallon de Rhode-St-Genèse). Autrement dit, ceux-là sont prêts à toutes les concessions pour larguer la région bruxelloise et conserver leur pré-carré wallons, d'où ils tirent leur succès électoraux...

Ensuite, ceux qui considèraient que cette démarche "anti-tout" était dangereuse, voire populiste, ont pu voir que les messages, certes idéalistes et certes quelque peu romantiques des organisateurs, n'avaient au contraire aucun relent de "tous pourris". Pour être plus précis et reprendre Philippe Geluck (mais qu'est-ce qu'il pouvait bien faire là celui-là... Il y a bientôt un album du Chat qui sort ?), cette manifestation était au contraire très Politique (notez le P majuscule), dans le sens qu'il redonne au citoyen une certaine parole et le droit de dire "dirigeants de ce pays, il faut à présent se remettre de toute urgence au travail et sortir de cette situation".

Enfin, oui, le "message" pouvait sembler diffus, certes. Mais au-delà de la confusion des genres (comme ces quelques manifestants qui arboraient malencontreusement des slogans anti-flamands et n'ont donc rien compris du tout), ce mouvement spontané, auto-généré, fruit de la génération web et d'une certaine forme de mondialisation de la prise de parole citoyenne, montre clairement que désormais, ce qui se passe dans les rédactions et les bureaux de partis ne suffit plus à berner le citoyen lambda. La société participative est née... Car ceux qui minimisent la portée de 40 ou 50.000 personnes dans la rue sous-estiment dangereusement toutes celles et ceux qui se sont exprimés et n'étaient pas présents : sur Facebook, sur les forums, sur Twitter,... La portée réelle de ce mouvement touche sans doute 200 ou 300.000 personnes... Le jour où cette population trouvera un moyen de traduire ses sentiments dans les urnes, ce mouvement pèsera de tout son poids...


Ce qui m'amène à conclure en abordant ce qui a certainement manqué à cette manifestation : et maintenant, on fait quoi ? Les solutions, vous les voyez où ? Yves Leterme, s'adressant aux jeunes organisateurs aujourd'hui (La Une - JT) leur faisait remarquer que c'était foutrement compliqué une réforme de l'État, mais tellement nécessaire pour tous les citoyens. Et qu'une chose était de dire "nu, stop" et l'autre de répondre à la question "quelles solutions proposez vous ?". Une sortie de crise est possible, si l'affrontement stérile entre Communautés laisse enfin la place à une coopération responsable entre régions. Si le fait régional est acté et reconnu pour toutes les régions, en ce compris la région bruxelloise, et les entités régionales responsabilisées au niveau financier et dotées des moyens réels, dans une Belgique fédérale dont on aura au préalable défini de ce que ces régions souhaitent faire ensemble : les finances, la justice, la sécu, la défense et la sécurité,...

Le dernier article d'Alain Maskens, analyse pointue et parfaitement pertinente des actuels blocages, montre la voie, déjà prônée depuis 2009 par Pro Bruxsel. La solution existe, il faudra le courage et la volonté politique de l'appliquer. Pour Bruxelles, certainement, mais aussi pour l'avenir de ce pays que certains souhaiteraient dépecer sans vergogne. "Eén land, vier regios / Un pays, quatre régions".

Van kleine mensen en grote vissen....

door Thierry Vanhecke

Het is schandelijk hoe politici op deze betoging reageren.

De politieke klasse begrijpt duidelijk niet wat er op gang is en dat is heel erg voor ons land.
Het zijn kleine politici die macht verwerven door bevolkingsgroepen tegen mekaar op te zetten.
Het zijn grote politici die in staat zijn om volkeren te verenigen (Mandela, Gandhi,...)

Als je in een huwelijk merkt dat de een te veel geld uitgeeft dan moet je dat intern kunnen oplossen en niet direct denken aan scheiding , want dat kost uiteindelijk altijd meer geld.

Het is de verdienste van Van De Lanotte dat hij die kosten voor Vlaanderen heeft berekend .

Wat wij vragen is:
- meer redelijkheid
- verzoening in plaats van “apartheid”
- geen grote ego’s
- meer sympathie en warmte

Deze betoging straalde dat uit, maar “ze” hebben het blijkbaar niet begrepen.


Bart drinkt liever wijn dan water.
Ik heb een boodschap voor hem:
Als je tevreden bent met water ben je gelukkig als je wijn krijgt.
Als je wijn verlangt en je krijgt water, dan ben je ongelukkig.
Bart is dus gedoemd om ongelukkig te zijn ….
Zijn vette vis zal nooit vet genoeg zijn.
Zijn ingeworteld wantrouwen zal een blijvende een splijtzwam vormen...

SHAME: j'y étais.

par Marie Gennotte

Cette manifestation a été une belle réussite sur le plan humain.

J'avais oublié à quel point les Belges sont sympathiques, inventifs, pacifiques, quelle que soit la langue qu'ils parlent.
Des milliers de gens ont marché TOUS ENSEMBLE pour exprimer leur ras-le-bol devant un blocage politique dont ils ne voient pas la fin.

Il n'y aura peut-être pas de suite a cette manifestation, de même qu'il n'y a pas d'issue dans une impasse.
Car justement, la logique communautaire semble être arrivée au bout de l'impasse. Aucun des politiciens qui ont été élus ne peut défendre l'intérêt de la collectivité dans un contexte communautaire qui s'est totalement radicalisé.

Apres avoir vécu la manifestation d'hier, je crois que les Belges méritent vraiment une autre politique.
Alors pourquoi pas 4 vraies régions solidaires dans ce pays et la fin des communautés dont les compétences passeraient aux régions ?
Et pourquoi pas une circonscription nationale pour les matières qui resteraient fédérales ?
Au point où on en est.

23/01/2011

Un pays, quatre Régions solidaires

par Alain Maskens

Les partis francophones n’ont vraiment rien compris.

Les faits le crient : l’organisation du système politique belge sur une base essentiellement communautaire, linguistique, bloque toujours plus le fonctionnement de l’Etat. Depuis les élections de juin 2007 : 1325 jours sans projet fédéral.

Ce 23 janvier, le cri de la rue fut tout aussi assourdissant : l’antagonisme communautaire et ses interminables blocages doivent cesser.

Au KVS le 21 janvier, Les artistes eux aussi l’ont chanté, clamé, dansé, écrit, en flamand et en français : la culture se nourrit de métissages, et la solidarité grandit une culture.

Et pourtant, pendant ce temps là… le MR, le PS, Ecolo et le cdH annoncent un nouveau grand pow wow purement francophone : « Les francophones réfléchiront à nouveau sur leur espace commun ». A cet effet, ils installeront le 25 janvier une « commission Wallonie Bruxelles », où siégeront 4 membres de chacun de ces quatre partis. Contrairement à la commission créée en 2007 dans le même objectif, aucun membre de la société civile n’a été invité à en être membre.

Mais : s’il s’agit d’un projet « Wallonie Bruxelles », quid des 50% de bruxellois dont la langue maternelle n’est pas le français ? Quid des Germanophones ? Le groupe de travail ne pouvait-il inclure, par exemple, deux parlementaires bruxellois néerlandophones et un parlementaire de la Communauté germanophone ?

S’il s’agit d’apaiser le nationalisme linguistique d’une partie de la Flandre, pourquoi jouer ainsi le même jeu du repli linguistique ?

S’il s’agit d’éviter la co-gestion de Bruxelles par la Flandre, pourquoi ne pas renoncer à la co-gestion de Bruxelles par la Communauté Française … ?

S’il s’agit de créer un projet novateur, pourquoi exclure la société civile, seule à même d’offrir une perspective différente ?

En fait, et cette péripétie l’illustre à nouveau, les grands acteurs du monde politique, tant francophone que néerlandophone, se sont e n f e r m é s dans un système bi-monocommunautaire paralysant. Ils semblent ignorer que dans la vraie vie, celle des familles, du travail, de la culture, l’homogénéité linguistique est de plus en plus l’exception. Ils n’auront donc jamais la capacité d’innover, d’imaginer des institutions hors de ce système dont l’impasse est aujourd’hui plus criante que jamais.

Certes ils sont les élus de la Nation – mais à aucun moment l’électeur n’a eu la possibilité de choisir entre une Belgique fondée sur les antagonismes linguistiques ou une Belgique fondée sur des Régions solidaires. Cette question cruciale : faut-il un projet belge basé sur deux Communautés qui s’affrontent ou sur des Régions qui acceptent chacune leur diversité, cette question n’a pas été abordée dans les derniers débats électoraux. Normal : ces derniers n’ont mis en scène que les partis au pouvoir, tous communautarisés, dans un système électoral séparé en deux lui aussi. De même, cette question est absente des grands débats dominicaux et des éditoriaux.

Ce débat serait-il tabou ?

Seuls des partis jeunes, nés dans le foisonnement de la diversité culturelle, pourront proposer une approche radicalement différente, adaptée à l'Europe du 21ème siècle.

C’est la raison d’être de Pro Bruxsel et de son projet institutionnel : « un pays, quatre Régions solidaires » (http://www.probruxsel.be/index.php?option=com_content&task=view&id=35&Itemid=73).

20/01/2011

Pro Bruxsel steunt ten volle het initiatief « Niet in onze naam »

Pro Bruxsel vindt zich helemaal terug in de manifestatie « Niet in onze naam » van 21 januari.

Voor Pro Bruxsel is de leuze « Solidariteit maakt een cultuur groot » zeker geen loze uitspraak.

Pro Bruxsel zal aanwezig zijn op de volksopkomst van 23 januari, maar betuigt volle steun aan het initiatief van cultuuractoren uit Noord en Zuid die vrijdag zal plaatsvinden.

“In onze naam stevenen zij af op de (verdere) tweedeling van het land: tussen rijk en arm en tussen Vlaams en niet-Vlaams. Dan dreigt een sociale en culturele kaalslag, de jungle van ieder voor zich. Dan wordt het eng en guur in ons land”, zo beweren terecht de initiatiefnemers.

Om uiting te geven aan hun ongenoegen over de communautaire twisten treden tal van kunstenaars op in de KVS. Er zal gezongen, gedanst en voorgedragen worden. De volledige lijst van deelnemende artiesten is terug te vinden op de website van het initiatief.

De avond is gegroeid uit de oproep « Solidariteit maakt een cultuur groot »die enkele maanden geleden werd gelanceerd en ondertussen werd ondertekend door meer dan duizend mensen actief in de kunstwereld.

Een aantal artiesten die die oproep tekenden zullen ook ter plekke zijn en ook optreden. Vermelden we alvast het optreden van het schitterende Brecht-Eisslerkoor en de verbazende choraal « Polyphonies ».


Alle informatie op www.nietinonzenaam.be en www.kvs.be.

Pro Bruxsel soutient sans réserve l'initiative "Pas en notre nom"

Pro Bruxsel se retrouve tout à fait dans l’initiative “Pas en notre nom” du 21 janvier.

Le slogan « La solidarité grandit une culture » colle absolument aux idées de Pro Bruxsel.

Pro Bruxsel se joindra à la manifestation du 23 janvier, mais soutient sans réserve la soirée de vendredi initiée par des acteurs du monde culturel du Nord et du Sud.

“En notre nom, ils foncent vers la (pousuite de la) bipolarisation du pays : entre riches et pauvres et entre Flamands et non-Flamands. C’est alors que menace la désolidarisation sociale et culturelle, la jungle du chacun pour soi. Le climat au sein du pays sera insoutenable.”, selon les propos des organisateurs.

Afin de clamer leur mécontentement envers les querelles communautaires, de nombreux artistes monteront sur la scène du KVS, où ils chanteront, danseront ou déclameront leur texte. La liste des artistes participants est publiée sur leur site Internet.

La soirée est née de l’appel “La solidarité grandit une culture” lancé il y a quelques mois, et qui a déjà été signé par plus d’un millier de personnes issues du monde artistique.

Bon nombre de ces artistes seront présents sur scène. Notons entre autres la géniale Brecht-Eisslerkoor et la surprenante chorale « Polyphonies ».

17/01/2011

Pro Bruxsel manifestera ce 23 janvier

Depuis l’échec des négociations le 6 janvier, les citoyens se sont mis à clamer leur mécontentement de différentes façons.

Indignés, ils sont irrités par l’attitude des politiciens, plus occupés à faire la cour à leurs électeurs qu’à mettre sur pieds un nouveau gouvernement pour ce pays.

Le 23 janvier, les organisateurs de la manifestation SHAME mettront sur la table une demande minimaliste : « Notre pays a besoin d’un gouvernement dès maintenant ».

Pro Bruxsel partage bien évidemment cet avis. C’est pourquoi nous comptons y participer à titre individuel, mais il ne faudrait pas que l’on oublie un point : « Nous avons besoin d’un gouvernement. Avec un accord pour une Région bruxelloise à part entière et autonome financièrement. »

Nous nous soumettrons à la tenue vestimentaire demandée (blanc).

Pour plus d’informations sur les aspects pratiques de la manifestation, veuillez cliquer sur ce lien.

Rendez-vous dès 13h au boulevard Albert II (près de Rogier).

A dimanche !

Pro Bruxsel aanwezig op de betoging van 23 januari

Sinds het afspringen van de onderhandelingen op 6 januari beginnen de burgers op allerhande wijzen hun ongenoegen uit te drukken.
Ze zijn verontwaardigd en pikken het niet meer dat politici meer bezig zijn met het knuffelen van hun kiezers dan met het vormen van een nieuwe regering voor dit land.

De eis die op 23 januari op tafel wordt gelegd is minimalistisch: "Ons land heeft NU een regering nodig".

Daar is Pro Bruxsel het natuurlijk mee eens, en daarom willen we als individuen aanwezig zijn, maar waar het om evenzeer om gaat is:
"Een regering is nodig. Met een akkoord voor een volwaardig en financieel zelfredzaam Brussels Gewest".

We volgen de gevraagde klederdracht van de organisatoren (wit).

Hierbij de link naar de praktische aspecten van de betoging.

Bijeenkomst om 13 uur op het Albert II-laan (in de omgeving van Rogier).

Tot dan!

14/01/2011

L'apport de la NV-A et du CD&V...

par Rachid Boutahar

N-VA & CD&V ont ceci comme avantage, c'est qu'ils ont permis de mettre en lumière la grande vulnérabilité dans laquelle se trouve Bruxelles et surtout les Bruxellois..

Maintenant, et même si on arrive à écarter la menace pour un temps, il faudrait absolument que les Bruxellois s'organisent et mettent tout en œuvre pour sortir leur Région de la menace que représentent les deux communautés rivales de ce pays.

Ils ne sont que "les agents révélateurs" du problème de fond qui est le communautarisme et une régionalisation qui nie l'existence des Bruxellois et de Bruxelles..

Aussi longtemps que persistera l'ambiguïté malsaine entre une régionalisation... qui ne reconnaît dans les faits que la Flandre et la Wallonie, et une communautarisation qui nie absolument l’existence de la Région bruxelloise, les Bruxellois ne seront pas traités avec justice, la crise persistera, ils le savent tous, mais aucun ne veut réellement et radicalement changer ce système pervers et malsain.

La formation d'une nouvelle équipe gouvernementale ne pourra faire que de l'intérim en attendant la prochaine crise..

De nouvelles élections ne résoudront pas le problème inhérent au bidouillage institutionnel, bricolé depuis que la Belgique existe..

Il est temps de regarder les problèmes en face, d'y apporter des solutions honnêtes, sans privilèges pour les uns ou les autres en fonction d'une appartenance communautaire artificielle, qui on le voit bien ne mène à rien sinon à des crises perpétuelles...

13/01/2011

Zinnekespraat: 'Brussel is de oplossing'

http://www.brusselnieuws.be/artikel/zinnekespraat-een-stem-voor-alle-brusselaars

Commentaar door Ognev Vlaminck

Het is niet altijd even gemakkelijk om de naam van een kleine partij over de lippen van een professor of opiniemaker te doen rollen. Bij Corijn is het deze keer alvast gelukt maar we zijn er spijtig genoeg niet wijzer uit geworden.

Volgens Corijn is er nog een lange weg af te leggen alvorens er een oplossing uit de bus zal vallen voor Brussel. En als die oplossing er ooit komt zal die niet enkel door de politiek worden verwezenlijkt maar daar is Pro Bruxsel, ook steevast van overtuigt. Het probleem is echter wel dat de huidige beleidsmakers graag aanwezig zijn op allerhande burgerinitiatieven maar heel weinig rekening houdt met de conclusies die daar naar voren worden geschoven. En dan is het misschien wel eens belangrijk dat er een alternatief zoals Pro Bruxsel bestaat, dat trouwens als direct gevolg van de frustratie van zeer actieve Brusselse burgers, als een politiek alternatief voor burgerverenigingen, is opgericht. Bovendien is Pro Bruxsel eigenlijk nog altijd een partij van burgers, want zonder enige financiële steun van de overheid en zonder verkozenen moet de partij overleven door de goodwill van zijn actieve leden. Met andere woorden; het is nog altijd de gewone werkende burger die zijn tijd en geld spendeert in het geloof dat deze laagdrempelige partij ooit een verschil zou kunnen maken.

Corijn beweert ook nog dat Pro Bruxsel als politieke partij, net zoals alle andere partijen “partijdig” zou zijn. Spijtig genoeg vind Corijn het niet belangrijk zijn argument verder uit te leggen dus ga ik maar zelf op zoek naar wat “partijdig” zijn, in ons geval zou kunnen betekenen.

In mijn ogen betekend partijdig zijn dat je partij trekt voor één bepaald gegeven. Die gegevens kunnen sterk bepaald zijn zoals tradities, personen maar kunnen ook in een hele brede context worden aanzien zoals het ecologische aspect dat op alle domeinen wel zijn belang heeft. Aangezien een politieke partij nu eenmaal bepaalde standpunten moet innemen is het onvermijdelijk dat er keuzes worden gemaakt. Dat is ook de reden dat Pro Bruxsel er niets op tegen heeft als “standpunten innemen”, als zijnde “Partijdig” kan worden aanzien, zolang het niet de initiële bedoeling is om mensen uit te sluiten natuurlijk.

We kunnen ook worden beoordeeld als zijnde partijdig door het feit dat we opkomen voor slechts een bepaald gedeelte van de bevolking, en dat is waarschijnlijk ook zo. We nemen het op voor de Brusselaars, maar dat is iets dat eigen is voor een regionale partij en moet dus ook perfect kunnen. Ik zou zelfs durven beweren dat wij juist het verschil maken met de andere partijen op dat gebied aangezien we opkomen voor ALLE Brusselaars, zonder ze eerst het verschil te maken op basis van de taal die ze spreken.

En als laatste kan ik me voorstellen dat door de huidige politieke toestand, ook Pro bruxsel ten prooi valt aan de “ik haat alles wat met politiek te maken heeft” argumentatie. En dan wordt er meestal met heel goedkope beschuldigingen gegooid waarin wordt beweerd dat we opportunisten zijn die enkel aan politiek doen om aan macht te geraken en dus ook partijdige standpunten innemen om stemmen te winnen. Als Pro Bruxsel echt aan machtspelletjes had willen meespelen hadden ze beter niet met twee lijsten deelgenomen tijdens de vorige verkiezingen, Of om het met de woorden van de NVA te zeggen tijdens het indienen van de lijsten: “ Jullie zijn echt dom want als jullie enkel een Nederlandstalige lijst binnen hadden gebracht en alle Franstaligen op de Nedelandstalige lijst laten stemmen was het tactisch gezien veel makkelijker om genoeg stemmen te halen!” Dat is misschien wel zo, maar bij deze had Pro Bruxsel besloten “partij” te trekken voor de eerlijkheid, en niet voor het misbruiken van een systeem dat volgens ons dringend aan herziening toe is.

Niettemin er mogelijkheden zijn om links te gaan schuilen, rechts te gaan schuilen, in het Noorden te gaan schuilen of in het Zuiden te gaan schuilen blijft Pro Bruxsel bewust in de pletsende regen staan, omdat ze weet dat na de regen toch ooit de zonneschijn weer tevoorschijn komt! Maar in dit landje kan dat inderdaad soms heel lang duren.

10/01/2011

Apocalypse now...?

par José Fernandez

Lorsque Stéphane Tassin a publié cette semaine dans la DH une double page blanche en guise d'éditorial, témoignant du ras-le-bol le plus complet du pays, des medias et des citoyens quant à l'enlisement de la crise politique, il a bien traduit ce sentiment qui commence à poindre tant au Nord qu'au Sud du pays, sentiment de révolte, bien légitime, quant à la médiocrité dans laquelle s'enlisent les pourparlers institutionnels...


Notre classe politique serait-elle la plus bête du monde ? Si on en croit le Washington Post, qui crucifie le 'showman' De Wever dans son dernier article sur notre petit pays en crise, nous n'en sommes en tout cas pas loin du tout... Monsieur De Wever fait le pitre à la télé, nous explique qu'il mange des chips en caleçon devant son écran, et reconnaît sans problèmes les poitrines d'actrices qu'on lui présente dans de "Allerslimste mens ter wereld...". Il est vrai qu'à l'époque, Dehaene nous avait déjà habitué au côté populo du café du coin, en faisant entrer les caméras de la VRT dans sa maison à Vilvoorde, où, une chope à la main, il lançait des "Allei..." et des "Godverdomme..." en assistant au match du FC Brugge dont il est un ardent supporter...

On frise la vulgarité la plus abjecte, travestie sous un supposé jeu de divertissement télévisuel... et visiblement, la Flandre aime ça ! Beste vrienden, het wordt toch tijd om eens wakker te worden... Willen jullie echt aan deze man de toekomst van ons land toevertrouwen ?
Et il est vrai que le citoyen s'y perd complètement. On ne sait plus tellement qui dit "non", ou "oui", ou "oui mais..." ou "on a voulu dire oui, mais vous avez tout faux, on a compris non...". Et d'ailleurs, oui à quoi en fait ?

Pour le moment, le point de blocage essentiel semble bien être Bruxelles. Et deux visions qui s'opposent.
D'une part celle du CD&V et de la NV-a, qui ne voient en Bruxelles qu'une simple ville qu'il faudrait bâillonner, contrôler, co-gérer et à qui on accepterait de donner l'aumône pour qu'elle ne sombre pas définitivement dans la misère. Imbuvable, inacceptable et totalement non-démocratique...
De l'autre, une vision plus dynamique (vraiment...?) où on souhaiterait tout de même doter quelque part Bruxelles des moyens d'une Région à part entière... Ou presque. Disons simplement que la note de Vande Lanotte, soutenue par le SP.a, Groen!, Ecolo et plus mollement par le CDh et le PS prévoit par exemple de donner (un peu) plus de pouvoirs au Ministre-Président en matière de police et d'allonger une enveloppe de 372 millions en 2012, essentiellement en matière de mobilité.

Que les Bruxellois ne s'y trompent pas ! Cet argent, promis (mais pas encore versé, s'il l'est un jour) ne servira pas au Bruxellois, mais en très grande partie à faciliter la mobilité des navetteurs (des Flamands et Wallons qui viennent travailler tous les jours à Bruxelles sans contribuer d'un seul euro au financement de ses infrastructures payées par les seuls Bruxellois, avec leurs impôts...).

Et la note ne parle pas des transferts de compétences dont la Région à vraiment besoin, notamment pour l'enseignement...

Alors, comment sortir de cette situation ? Et bien Bruxelles est le problème et la solution. Et à cet égard, je vous invite à lire la dernière Carte Blanche de Charles Picqué, publiée dans le Soir de ce 8 janvier... Visionnaire et pétrie de bon sens, cette note résume à elle seule ce que Pro Bruxsel ne cesse de clamer depuis 3 ans : les transferts de compétences doivent être réels et se faire vers une Région bruxelloise solidaire de ses régions voisines, mais reconnue comme Région à part entière et dotée des moyens financiers nécessaires à son triple statut de capitale du pays, de capitale européenne et de Ville-Région.

Il est d'ailleurs piquant de lire Picqué (jolie allitération, non ?) écrire, par exemple : "il faut éviter de créer des sous-nationalités à Bruxelles " ou encore "Des listes bilingues conforteraient l'identité bruxelloise et l'affirmation d'un destin commun". Des propositions qui ne sont pas sans rappeler celles déjà faites depuis longtemps par Pro Bruxsel... Que ne les eût-il pas faites plus tôt !

Il convient de se demander si Monsieur Picqué ne se sent pas un tout petit peu mal à l'aise au sein de son parti mono-francophone, dont le moins que l'on puisse dire est qu'on n'a pas beaucoup entendu son Montois de Président défendre ou exposer les idées du camarade Picqué...
Alors, le temps est-il venu de l'Apocalypse ? L'iconographie biblique nous a habitué à considérer que l'avènement de la "nouvelle Jérusalem" était liée au chiffre 7 (souvenez-vous : les 7 sceaux, les 7 trompettes, les 7 visions du futur,...). Alors, l'Apocalypse selon Saint Bart et les 7 partis ? ;-)

La suite des événements dépend à présent d'Albert II et de son imagination pour nous trouver une profession se terminant par "... eur" et non encore utilisée, sans quoi, nos poli-toqués nous conduiront à l'abîme, les Bruxellois en tête... A moins qu'eux aussi se mettent à sonner les trompettes ...

08/01/2011

Votre soutien pour l'avenir des Bruxellois

Cher membre, cher ami Bruxsellois,

Comme il est de coutume, le Président, le Vice-Président et les membres du Conseil Stratégique de Pro Bruxsel vous présentent solidairement leurs vœux : que 2011 vous apporte santé et succès ainsi qu’à vos proches.

Nous espérons que vous avez pu suivre les récentes évolutions de Pro Bruxsel, et nous sommes fiers de notre News mensuelle dont on se plaît à louer l’intérêt et le professionnalisme.
Nous comptons sur vos prochaines collaborations afin de l’enrichir à l’avenir d’opinions sur les sujets les plus variés possibles (info - abo - contribuer : news@probruxsel.be).

Nous saisissons également cette occasion pour vous inviter à renouveler votre cotisation pour l’année 2011 en la versant sur le numéro de compte ci-dessous.

Comme vous le savez, tous les mandataires et les militants actifs de Pro Bruxsel sont totalement bénévoles. Cependant la diffusion de nouvelles approches et idées politiques exigent des moyens financiers.
Les récents soubresauts des négociations en vue de la formation éventuelle d’un gouvernement démontrent à l’évidence que les choses peuvent évoluer très rapidement et que nous devons être capables de réagir à très court terme.

C’est pour ces raisons que nous comptons sur votre soutien financier.

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Philippe Delstanche, président
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Si vous n’êtes pas encore inscrit en qualité de membre, nous vous invitons à vous rendre sur notre site et à y remplir le formulaire d’adhésion.

Uw steun voor de toekomst van de Brusselaars

Beste lid, goede Bruxselse vriend,

Naar goede gewoonte bieden de Voorzitter, de vice-Voorzitter en de leden van de Strategische Raad van Pro Bruxsel hun welgemeende wensen aan voor een gezond en voorspoedig 2011, aan u en aan uw naasten.

We hopen dat u de recente evoluties binnen Pro Bruxsel hebt kunnen waarnemen, en zijn daarbij
erg fier op onze Nieuwsbrief die nu op regelmatige basis verschijnt en op veel professionelere wijze tot stand komt. We rekenen ook op uw regelmatige bijdragen en input om een zo breed mogelijke waaier van opinies aan bod te laten komen (info - inschrijvingen - meedoen: news@probruxsel.be).

Tevens nemen wij deze gelegenheid te baat om u te vragen uw lidmaatschap te hernieuwen en uw lidgeld voor het jaar 2011 te willen overmaken op onze bankrekening.

Zoals u weet werken de raad en onze militanten op kosteloze basis. Het uitdragen van een nieuwe politieke aanpak en visie kost echter - hoe spijtig ook - geld.
Het recente afspringen van de regeringsonderhandelingen toont nog maar eens aan hoezeer de zaken snel kunnen evolueren en hoe kort op de bal we zouden moeten spelen.

Daarom rekenen we op uw inzet en financiële bijdrage.

· 18 - 25 jaar, werkloos, student: 5€
· > 25 jaar: 10€
· Steun: 50€
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Met hartelijke dank voor uw bekommernis voor de toekomst van Bruxsel!

Philippe Delstanche, voorzitter
Thierry Vanhecke, ondervoorzitter
de voltallige Strategische Raad van Pro Bruxsel


GRAAG VERZOEKEN WE U DIT BERICHT DOOR TE STUREN NAAR FAMILIE, VRIENDEN EN KENNISSEN DIE BEREID ZOUDEN ZIJN LID TE WORDEN VAN PRO BRUXSEL

Indien u nog niet als lid ingeschreven bent, gelieve u dan te begeven naar onze website en daar het toetredingsformulier in te vullen.

07/01/2011

Et maintenant... Qu'allons nous faire...

par Max De Brouwer

Le conciliateur a jeté l’éponge, la parole est au roi. Le roi peut-il épuiser tous les mots du dictionnaire qui se terminent en "eur"? A ce rythme, mes arrière-petits enfants ne connaîtront pas le prochain gouvernement belge.

Bon. Si notre bon sire nomme un nouvel « interfaceur » entre les partis, d’où viendra-t-il ? Du CD&V, pour les punir d’avoir enterré la note de Vande Lanotte ? Reprendre quelqu’un de la NV-A ? Peu probable, vu l’envie qui est la leur de tirer la prise de l’appareil respiratoire de la Belgique. Et un nouveau « huileur » aura-t-il plus de chances de succès que les précédents ?

De Wever proposait qu’une base de négociation soit négociée d’abord entre les deux gagnants des dernières élections, la NV-A et le PS. Elio et Bart en tant que… co-fossoyeurs de la Région de Bruxelles Capitale ? Car il est clair que l’un veut co-gérer Bruxelles avant de l’annexer, et que l’autre défend Bruxelles très mollement. Car Bruxelles serait, pour Di Rupo, une monnaie d’échange facile dans ces négociations.

Le roi pourrait aussi saisir la perche du PS et demander l’élargissement des négociations aux libéraux. Mais si on ne peut déjà pas s’accorder à 7, qu’est-ce qui peut nous faire penser que cela ira mieux à 9 ? Et imaginer Bart De Wever à la même table de négociation qu’Olivier Maingain, cela relève du surréalisme à la belge.

Une autre idée du PS était de mener des négociations parallèles sur l’institutionnel et sur le socio-économique. L’avantage serait qu’on commencerait enfin à travailler sur ce dont l’urgence devient alarmante : la gestion du pays. Le désavantage serait que les volets pourraient se contaminer, avec les difficultés d’un côté qui bloqueraient les progrès de l’autre.

Telles sont les formules envisagées à ce stade par les différents partis. On n’a pas (encore ?) entendu parler de nouvelles élections, de l’élimination de la NV-A des négociations, de remplacer le gouvernement démissionnaire par un gouvernement provisoire d’urgence qui aurait des compétences élargies.

Et en attendant… les Bruxellois continuent à dormir tout en se rapprochant du précipice.

06/01/2011

La note Vande Lanotte et BHV

par Max De Brouwer

La scission de BHV n’a pas été discutée dans le cadre des négociations qui ont mené à la note VDL. Celle-ci comprend cependant un petit volet sur BHV, sur la manière dont le royal conciliateur pense pouvoir retirer cette pierre d’achoppement du champ bourbeux des négociations institutionnelles.

En échange de la scission, les habitants des communes à facilité pourraient choisir de voter pour une liste bruxelloise ou du Brabant flamand. La circulaire Peeters est adoucie, puisque les francophones devraient manifester leur choix linguistique uniquement tous les trois ans au lieu de chaque année, afin de recevoir les documents administratifs dans leur propre langue. La nomination des bourgmestres resterait une compétence flamande, mais un appel serait possible auprès de la cour constitutionnelle. Enfin, ces bourgmestres devraient faire déclaration de leur intention de respecter les lois linguistiques.

Déjà, le Vlaams Belang a rejeté cette proposition, considérant que cela revenait à élargir de facto Bruxelles aux six communes à facilité. De nouveau, ils n’ont rien compris, mais ce n’est pas trop grave puisque leur poids politique a fondu comme la neige des semaines passées.

05/01/2011

Reactie op de Nota Vande Lanotte: Nog meer miserie voor Brussel?‏

door Wouter Bogaert

Eerst en vooral geloof ik dat er een nu een regering komt. Ik denk dat weinig partijen zin hebben de langste onderhandelingsronde in vele decennia nog verder te rekken en dat zij nieuwe verkiezingen niet als zinvol beschouwen. Verder zit er een serieuze besparings-ronde aan te komen en kijken de financiële markten met argus ogen naar de lange termijn rente in ons land.

Als verantwoordelijke burger zou ik nu moeten nagaan of een nieuwe regering nu een goede zaak is voor ons land of Europa, alleen kan ik dan nu niet nagaan. Brussel is onze prioriteit en ik geloof nooit dat Brussel de beloofde 372 miljoen Euro in 2012 ook echt krijgt. (372 miljoen Euro uit het federale budget ter compensatie van kosten gemaakt ambtenaren en pendelaars in Brussel, minder dan de aanvankelijke 500 miljoen Euro en ook minder dan de door ons gevraagde 750 miljoen Euro.)

Ik geloof niet dat Brussel die 372 miljoen Euro ook echt krijgt! De besparingsronde die eraan komt van 17-22 miljard Euro zal in de ogen van de politici moeten gelijkmatig verdeeld worden over alle Belgen. En zal Brussel dan ook zijn ambtenaren en pendelaars tellen? Of gaan we dan spelen op 1 miljoen Brusselaars? Ook als je conservatief rekent zal men 1.7 miljard Euro besparingen vragen aan Brussel, maar niet conservatief kan dit oplopen tot zelfs 3 miljard Euro. Punt is dat in mijn ogen de eerste besparing die zal vallen, exact die 372 miljoen Euro zal zijn en dat Wallonië en Brussel in de problemen gaan komen om verdere besparingen te volgen.

Wat moet er dan gebeuren? Wel intussen krijgt de Brusselse Minister-President blijkbaar wel verhoogde bevoegdheid op vlak van veiligheid-- hopelijk niet nodig, maar jammer genoeg misschien wel nodig als besparingen bepaalde groepen te hard treffen. Brussel krijgt blijkbaar ook 2-talige lijsten en misschien zijn een aantal taal spanningen door een akkoord over de splitsing van BHV en de 6 faciliteiten gemeenten nu ook weggenomen. De gewesten en gemeenschappen ´ontmoeten´ elkaar in de senaat. (nvdr. ontmoetten ze elkaar dan vroeger niet ;-)?; uiteraard niet anders zou Pro Bruxsel zelfs niet nodig zijn). Ook lijken de gemeenschappen een begin te stellen van samenwerking op gebied van onderwijs, maar dat duurt één generatie vooraleer dat zijn vruchten draagt. En Brusselse politici vinden elkaar nu beter.

Wat moet er dan gebeuren? Wel Brussel zal moeten besparen, zal verder moeten stappen zetten naar onafhankelijkheid in cultuur, persoonsgebonden aangelegenheden en mobiliteit. De internationale gemeenschap zal haar steentje moeten bijdragen en de vast goed markt zal moeten gecontroleerd terug komen om de bevolkingsexplosie te dekken. Brussel zal misschien moeten bevoegdheden krijgen om te gaan lenen bij Vlaanderen. (Wallonië zal dit zeker moeten doen na de besparingsronde.) En dan? Dan is alles goed? Neen, misschien wordt het leed wat verzacht, maar alles goed? neen dat geloof ik niet. Want dan, dan ontstaan de spanningen die zullen leiden tot de volgende staatshervorming. En dan, verlangt de wereld opnieuw naar Pro Bruxsel.