27/02/2011

Les idéologies mono-identitaires

par Alain Maskens

Bart De Wever :

‎"Wie Nederlands spreekt hoort erbij, wie geen Nederlands spreekt hoort tot een 'andere' groep"

Amin Maalouf :

“Chacun d’entre nous devrait être encouragé à assumer sa propre diversité, à concevoir son identité comme étant la somme de ses diverses appartenances, au lieu de la confondre avec une seule, érigée en appartenance suprême, et en instrument d’exclusion, parfois en instrument de guerre”

La promotion du nationalisme identitaire par la N-VA, par le CD&V, et par les tenants de la « nation francophone » m’amène à reprendre ici quelques extraits d’un texte rédigé en… 1999.

« … L’année écoulée m’a frappé en particulier par la progression de l’extrême droite dans plusieurs pays en Europe: outre la Flandre, elle a progressé en Autriche, au Danemark, en Espagne, en Norvège et en Suisse notamment, mais également en Turquie, en Bosnie. Et des partis ultra-nationalistes se retrouvent en fait au pouvoir dans de nombreux pays hors Europe. Et cela, malgré le fait que s’étalent régulièrement sous les yeux de tous les drames qu’entraînent de telles dérives. Au Rwanda, en Bosnie, au Kosovo, en Afghanistan, au Cachemire, à Timor, au Sri Lanka, en Tchétchénie...

Attention : il y a nationalisme et nationalisme.

La (re)valorisation des racines, les sentiments d’appartenance, contribuent de manière fondamentale à la richesse humaine des individus et des sociétés. La conscience d’être membre solidaire d’une communauté nationale, d’y exercer une responsabilité citoyenne, sont à la base des diverses expressions politiques. Tant que la défense ou la promotion d’une culture, d’une langue, d’une religion, d’un groupe ethnique, d’un pays, ne se fondent pas sur l’exclusion des autres, on ne peut qu’applaudir. Sinon, le pire est à craindre. On passe vite de la légitime défense à “légitime offense”.

Quand donc se fait la bascule? Dès qu’un groupe de pression tente d’ériger une appartenance en un absolu, pur, exclusif donc de tout autre, et d’en faire la base de la réflexion et de l’action publiques ou politiques. Cette appartenance se mue alors dans l’imaginaire collectif en une “identité” pure et exclusive, fondée sur une différenciation originelle et fondamentale. C’est ce que je propose ici d’appeler les “idéologies mono-identitaires”. J’emploie ce terme plutôt que nationalisme, car ce dernier comporte diverses significations, qui ont elles-mêmes évolué au cours du temps. Certaines, positives, se rapprochent du patriotisme constructif; d’autres au contraire évoquent ce sentiment qu’exploitèrent les fascistes et les nazis. En outre, le terme “mono-identitaire” précise bien l’essence du danger, qui réside non dans le fait de revaloriser des racines, des appartenances, mais plutôt de résumer les individus à une seule de leurs identités possibles. Cette définition enfin englobe le concept de “racisme”, tout en s’étendant à l’ensemble des critères identitaires (langue, religion, nation, culture...) que l’on pourrait exploiter pour mobiliser contre “l’autre”. Et il s’agit bien d’idéologies, créations de l’esprit destinées à sous-tendre une action politique.

Ce sur quoi je voudrais insister ici, le cri d’alarme que je voudrais lancer, est le suivant: tout ce qui, en n’importe quel point du monde, exprime un comportement de type mono-identitaire, augmente progressivement la tolérance mondiale au discours ultra-nationaliste ou raciste. Et la probabilité que surviennent les drames croît en proportion. En 1940, il y avait bien sûr un Hitler. Mais Hitler ne fut possible que suite à la montée progressive et généralisée des nationalismes et du discours identitaire ou de l’accoutumance au discours identitaire. Et cela, ce fut la responsabilité de chaque individu, chaque jour, au cours des ans. Permettez-moi cette image: lorsqu’arrive l’orage, la foudre se matérialise toujours en un point particulier, arbre élevé, clocher, rocher en saillie. Mais ce n’est pas le rocher qui crée l’orage. Mais bien l’accumulation de micro-charges électriques au sein de chacune des innombrables gouttelettes qui constituent les nuages. Dans le ciel d’Europe, les nuages me semblent de plus en plus chargés.

Et la limite est très étroite entre la promotion d’une communauté, d’une langue, d’une culture, et la mise en place d’un projet mono-identitaire de plus en plus sectaire et exclusif. De nombreux exemples historiques sont là pour nous le rappeler.

Attention: que ce soit le symptôme léger de la moquerie, du refus de considérer le point de vue de l’autre, que ce soit au contraire le plus pur des racismes avérés, n’avons-nous pas tous, à des degrés divers, des tendances à l’exclusion de l’autre, des tendances au repli mono-identitaire? Le progrès vers une société démocratique, solidaire, juste, passe par un examen de conscience de chacun.

Et ce qui vaut pour les individus, vaut pour les partis politiques. Il faut être naïf pour croire que tous les mauvais extrémistes sont au Vlaams Blok ou au Front National, et tous les bons démocrates dans les autres partis. Si le discours dominant se définit en mono-identité contre l’autre, si la tolérance envers les minoritaires n’existe guère, quelles qu’en soient les “bonnes” raisons, on ouvre la voie aux pires excès. Pour éviter les dérives, il ne suffira pas que les partis démocratiques “évitent le discours raciste”: il faudra qu’ils abandonnent résolument l’idéologie et le discours mono-identitaires. Ce n’est que sur une toile de fond très clairement démocratique et humaniste qu’apparaîtra nettement le caractère outrancier du discours des partis xénophobes et racistes.

Quelque noble et généreux que puisse être l’engagement en faveur d’une appartenance particulière, le danger de la dérive mono-identitaire doit donc imposer la plus grande des prudences. Bien des partis démocratiques auront tendance à dire: “Tout ceci ne concerne que les partis extrémistes. Nous, nous sommes démocrates (car “ non racistes”ou “non xénophobes”).” Mon point de vue est différent: tous ceux qui sont actifs dans la sphère publique, journalistes, politiciens, enseignants, tous doivent prendre leurs distances de façon nette par rapport à l’idéologie et au discours mono-identitaires. A fortiori s’ils se réclament d’une idéologie démocratique.


Extraits de “Monoflamands et Monowallons, errances et dangers des idéologies mono-identitaires", paru en 2000. Lisible sur : http://www.dnao.be/french/accueil.htm. Nederlandstalige versie: http://www.dnao.be/dutch/index_boek.htm

25/02/2011

Jacques Ghysbrecht : Pourquoi j'ai adhéré à Pro Bruxsel - 1/2

1. «Sensibility »

J'aime Bruxelles.

J'y suis né. J'ai connu, en été, ces beaux trams dont les wagons n'étaient qu'une longue banquette à ciel ouvert. J'ai connu l'avenue Longchamp, l'avenue des Nations. Vous voyez...

Les choses ont bien changé depuis, mais pas l’affection que j’ai pour ma ville.
Elle n'est plus la même. Dans la librairie anglaise où je vais, les jeunes filles souriantes qui vous emballent vos achats portent le hijab. Elles viennent de quartiers où l'on trouve, à côté des poubelles, des oranges pourries, des téléviseurs cassés. Et, en même temps, je vois autour de moi, en une semaine, plus de Maserati que je n'en voyais autrefois en un mois. C'est un peu vertigineux. Mais nulle part en Europe, je n'ai trouvé cette diversité bon enfant, je n'ai perçu un tel potentiel de richesse, et tant de vitalité.

Je l'aime, cette ville, et je voudrais pouvoir continuer à l’aimer. Je voudrais qu'on s'y sente mieux, que tout le monde s'y sente bien, même et surtout ceux qui viennent d'y arriver pour s'y établir, qui ne nous connaissent pas encore, même ceux qui ne font qu’y passer, les travailleurs frontaliers que sont les 300.000 «navetteurs » qui chaque jour débarquent dans nos gares, utilisent nos routes.

Et je n'ai pas l'impression que c'est là que nous allons. Tous ces gens qui négocient, ces informateurs, ces préformateurs, ces médiateurs, ces conciliateurs n’ ont rien à en faire, de notre ville. Nous faisons problème. Ils doivent nous refinancer. Dans ces négociations, nous sommes défendus par un Montois. Pourquoi ? Où va-t-il chercher ses voix, notre défenseur ? Dans ce raisonnement, me diriez-vous, Liège, Charleroi, tout le monde voudrait en être. Vous auriez tort : Bruxelles n'est pas une ville, c'est une région. Qui plus est, c'est une région multilingue dont l'appartenance à la francophonie n'est qu'accessoire.

Nous refinancer... C’est très important, cela. Tous ces gens qui sont arrivés, qui se fixent ici, jeunes le plus souvent, qui ont des enfants, c'est un bienfait. Enfin, c'est peut-être un bienfait. On ne fait pas dans l'angélisme. La diversité, c'est très bien, mais il faut savoir recevoir ses hôtes. Pour commencer, il faut leur montrer qui nous sommes. L'hospitalité, c'est être fier de sa maison, c'est la faire voir. Mais il faut qu'ils comprennent, aussi, ou tout au moins qu'ils désirent comprendre. C'est ce qu'on appelle l'intégration. Et pour ça il faut de l'argent, beaucoup d'argent. Qu'ils aient, dès la petite enfance, les meilleures écoles, les meilleurs maîtres. Dieu sait combien de générations ont déjà été sacrifiées. 20 % de chômage dans une des villes les plus riches d'Europe ! Et ce chômage touche surtout les moins de 30 ans. Dans ces chômeurs, il n’y a pas que des néo-arrivants, bien sûr. Les statistiques suggèrent même qu’ils n’y sont pas majoritaires. Cette misère vaut pour tout le monde. Raison de plus pour nous y mettre. Cette jeunesse qui doit nous tirer, voilà que c'est un boulet ! Quel épouvantable échec.

Mais si nous réussissons !… Là, c'est le gros lot. Parmi les Bruxellois, 47 % ont moins de 35 ans ! Mais près d’un quart des 18-24 ans terminent leur cursus scolaire sans diplôme alors que la moyenne est de 17% en Wallonie et de 10% en Flandre. Si on lui donne les moyens de s'accomplir, à toute cette jeunesse, c'est un nouveau départ pour notre ville. Carrément.

Et tout est encore faisable. Malgré ces inégalités terribles, Bruxelles est toujours vivable. Regardons autour de nous et comparons. Il ne faut pas aller loin. Prenons Amsterdam. Qui n'a pas lu avec horreur l'appel de Bolkestein, suggérant aux juifs de quitter la ville, devenue pour eux par trop peu sûre ? Et autour de Paris, les records de voitures incendiées dans la nuit du nouvel an ! Nous en sommes loin, mais si nous continuons comme ça...

24/02/2011

Leerkrachten pleiten voor fusie Brusselse onderwijsnetten

Réaction à l'article : http://www.brusselnieuws.be/artikel/leerkrachten-pleiten-voor-fusie-brusselse-onderwijsnetten#comment-form

par Benjamin Vella

Un bel article en faveur de Groen!, qui a pigé, comme Ecolo, qu'ils avaient, eux en premier lieu, intérêt à bien vite reprendre des points de programme de Pro Bruxsel pour ne pas perdre trop de voix. Soit, on ne peut pas leur en vouloir de s'agripper à leur gagne-pain.

Au moins, eux, ils font partie des grands (donc des Conseils d'Administration), donc on peut les interviewer souvent. C'est normal. A quoi bon mettre en lumière un petit parti casse-bonbons, qui - c'est très énervant - à pratiquement toujours raison.. euuuuh... ik bedoel... de bonnes idées... enfin... euuuh... des idées intéressantes, quoi. Ah oui, j'allais oublier le point d'interrogation. ?. Voilà.


Cet article a, quoi qu'il en soit, évidemment le mérite de mettre sur la table une proposition très intéressante et qui - en plus - me tient à cœur (et c'est peu dire) : l'organisation d'un enseignement régional bruxellois qui ne dépendrait plus du tout ni de la Communauté française, noch van de Vlaamse Gemeenschap. Autrement dit : les Bruxellois gèrent eux-mêmes leur avenir, ayant compris que les Wallons et les Flamands n'étaient pas capables de s'en occuper correctement (je ne les blâme pas !).

Et pour cause : Bruxelles a ses spécificités propres, on ne peut plus le nier (on a longtemps essayé mais c'est (mal)heureusement devenu impossible) ! Spécificité du taux d'immigration, spécificité du marché de l'emploi (quels métiers disponibles à Bxsl ?), et des chiffres horrifiants : 20% de chômage, 30% chez les jeunes, plus de 50% dans certains quartiers. Une catastrophe sans nom pour la capitale de l'Europe !!!

Soit dit en passant, le MR, qui revient toujours avec ces (ses ?) problèmes d'insécurité, sait très bien qu'un enseignement régionalisé, refinancé et adapté permettrait à long terme de régler une bonne partie du problème à BX (pour parler djeuns), mais quand on fait des mamours au FDF (allié objectif de la N-VA, faut-il le rappeler), c'est pas évident de décommunautariser des compétences...

Alors, oui : il est temps. Grand temps que Bruxelles obtienne cette compétence et puisse mettre sur pieds un enseignement qui prenne réellement compte des besoins bruxellois. Fournir une formation adaptée aux besoins des jeunes Bruxellois (par conséquent axé notamment sur l'apprentissage des langues) est sans doute l'enjeu majeur pour l'avenir de notre Région.

Allons-nous encore longtemps jouer le jeu des partis (communauraires) en place menant à l'asphyxie de la capitale de l'Europe ? Perso, j'étouffe déjà.


Tot spoedig in de straat!... hoop ik.

23/02/2011

Werk voor Brusselaars bij de spoorwegen?

Wie komt er op voor "Brusselse" arbeidsplaatsen binnen overheidsbedrijven?

door Thierry Vanhecke

De NMBS-groep wil dit jaar 1.300 mensen aanwerven, lezen we in de Standaard. Dat zijn er evenveel als in 2010. De groep lanceert daarom een nieuwe communicatiecampagne. Met de aanwervingen wil de NMBS onder meer de pensioneringen opvangen. Tegen 2020 zullen bijna 20.000 personeelsleden met pensioen zijn.

De NMBS-Groep zoekt naast de operationele beroepen (treinbegeleiders en -bestuurders) ook uitdrukkelijk naar technici en ingenieurs, twee knelpuntberoepen.

Dit is een uitgelezen gelegenheid om werkzoekende Brusselaars aan een betrekking te helpen. Hier zouden, me dunkt, op z'n minst 200 personen in dienst kunnen genomen worden door de Spoorwegen.

Wetende dat die planning al tweetal jaar geleden door de NMBS werd uitgekend, ware het zeker de moeite te weten of er vanuit één of andere Brusselse instantie (Actiris, ...) ten gepaste tijde contact werd genomen met de Spoorwegen om samen te bekijken hoe Brusselaars in dit globaal konden passen. Of er misschien behoefte was aan spoedopleindingen voor de vernoemde knelpuntberoepen?

Is het niet aangewezen om naar synergieën te zoeken tussen enerzijds Actiris, Bruxelles Formation e.d. en de parastatalen en grote overheidsbedrijven, waarbij deze laatsten een meerjarenplanning van hun behoeften aan personeel zouden opstellen om daarnaast, samen met de Brusselse werkgelegenheidsoperatoren, te werken aan specifieke opleidingen die Brusselaars toegang zouden geven tot een behoorlijk aantal van deze (knelpunt)beroepen?

Dat alle heil niet van de privésector moet verwacht worden, is een eufemisme. En ook de overheid kan amper nog zelf werkgelegenheid creëren. Maar daar waar er werk voorhanden is, is planning, zeker voor de werkzoekenden, hoogst aangewezen. In -en voor- Brussel meer nog dan elders.

18/02/2011

Pour Pro Bruxsel, la proposition Vande Lanotte concernant les 4 Régions est un (petit) pas dans la bonne direction.

Pro Bruxsel note avec intérêt le modèle proposé ce jeudi par Johan Vande Lanotte, lors d’un exposé à l’Université de Gand : une « Union belge » basée sur quatre entités fédérées : La Flandre, la Wallonie, Bruxelles et la Communauté germanophone.

La proposition de l’ex-Conciliateur se rapproche en de nombreux points du programme institutionnel prôné par Pro Bruxsel : 1) Elle dessine un modèle institutionnel simplifié et donc plus lisible et plus facile à gérer. 2) Elle opte pour le principe régional plutôt que communautaire. 3) Elle refuse la voie des sous-nationalités à Bruxelles. 4) Elle conforte la solidarité au niveau de l’ « Union ». 5) Elle rappelle le droit des minorités.

Toutefois, elle n’ose pas encore aller jusqu’au bout de sa propre logique. Ainsi, elle met en avant le principe de territorialité, mais imagine paradoxalement que la Flandre pourrait continuer d’intervenir sur le territoire régional Bruxellois en ce qui concerne l’enseignement, la culture, et l’aide aux personnes en langue flamande (« bevoegdheid van Vlaanderen in Brussel voor de Nederlands cultuur, onderwijs en welzijnsinstellingen »). Sans préciser quel organisme serait responsable de ces dernières compétences pour les francophones.

Pour Pro Bruxsel, la Région bruxelloise doit pouvoir gérer de manière cohérente l’ensemble des compétences défédéralisées, en ce compris l’enseignement et la culture, dans le respect des deux langues officielles de la Région et dans un effort accru en faveur du bilinguisme.

Voor Pro Bruxsel is het voorstel Vande Lanotte een eerste stap in de goede richting.

Pro Bruxsel neemt met voldoening akte van het model dat Johan Vande Lanotte op donderdag 17 februari, tijdens een toespraak aan de UGent voorstelde en waarbij sprake is van een "Belgische Unie" die stoelt op 4 federale entiteiten: Vlaanderen, Wallonië, Brussel en de Duitstalige Gemeenschap.

Het voorstel van de voormalig bemiddelaar leunt heel nauw aan bij het institutioneel programma dat Pro Bruxsel uitwerkte.
1) Er wordt een vereenvoudigd institutioneel model aangereikt dat tevens begrijpelijker is en bijgevolg voor beter bestuur zal instaan.
2) Er wordt gekozen voor het regionale (gewest) principe in de plaats van de gemeenschapslogica te volgen.
3) Het voorstel verhindert dat er subnationaliteiten in Brussel het licht zien.
4) Het versterkt de solidariteit binnen de "Unie"
5) Het verwijst eveneens naar de rechten van de minderheden.

Jammer genoeg blijft het voorstel ergens steken en trekt ze niet alle gevolgen van de logica die ze zelf aandient. Zo wordt inderdaad het territorialoiteitsbeginsel naar voor geschoven, maar wordt er -vrij paradoxaal- opgegeven dat Vlaanderen op Brussels grondgebied kan blijven optreden in de materies onderwijs, cultuur, de « bevoegdheid van Vlaanderen in Brussel voor de Nederlands cultuur, onderwijs en welzijnsinstellingen », zonder dat er verwezen wordt naar een of andere instelling.

Pro Bruxsel stelt dat het Brussels Gewest het geheel van deze gedefederaliseerde materies op een coherente wijze moet kunnen beheren, met inbegrip van onderwijs en cultuur. Dit in alle respect voor beide officiële talen van het Gewest en met een bijzondere aandacht voor tweetaligheid.

10/02/2011

Un pays, quatre Régions solidaires. La vision de Pro Bruxsel fait son chemin !

Force est de constater que les nombreuses propositions faites par Pro Bruxsel au cours de ces dernières années ont été entendues par différents grands partis (communautaires), tant avant les élections régionales de 2009 qu'avant les élections fédérales 2010.

Ainsi, lorsque Pro Bruxsel a sorti son étude sur le refinancement de notre région, nous avons constaté que nos deux idées fortes, celle d'un refinancement via la perception de l'IPP sur le lieu du travail et celle d'un péage urbain ont fait mouche. Les Verts ont d'ailleurs rapidement enchaîné avec un colloque sur ce même péage urbain.

Lorsqu'en 2010, nous lançons l'idée de changer de modèle de cohésion fédérale en basant la Belgique de demain sur 4 Régions plutôt que sur 2 Communautés antagonistes, les principaux acteurs et les médias commencent par nous ignorer.

Ce n'est qu'au compte-gouttes que l'idée percole; le premier ayant saisi la balle au bond - mais peut être l'avait-il déjà imaginé par lui même, nous ne cherchons pas à avoir le monopole des bonnes idées – Karl-Heinz Lambertz, président de la communauté germanophone, parle d'une communauté germanophone belge qui se verrait bien région à part entière. Il a remis le couvert ces dernières semaines en se déclarant ouvertement favorable à une Belgique basée sur 4 Régions.

Nous avons également pris connaissance du fait que les Verts belges ont annoncé vouloir travailler plus régulièrement main dans la main (même s'ils prétendent que ce fut toujours le cas, l'homme de la rue n'en était généralement pas très conscient).

Du côté su sp.a également, nous nous devons de saluer le travail de Johan Vande Lanotte, qui, même s'il continuait à se baser sur un modèle communautaire (vraisemblablement la situation politique entre partis concurrents n'est-elle pas suffisamment évoluée que pour débattre d'une 'révolution copernicienne (sic) qui déplacerait le centre névralgique des communautés vers les régions), nous avons tout de même pu lire que sa note comprenait des avancées pour Bruxelles-Capitale, dont un refinancement structurel, ainsi que l'instauration de listes bilingues, un point de vue que nous avons défendu dans notre dernière note institutionnelle d'il y a plus d'un an.
Caroline Gennez, présidente du sp.a, déclara pour sa part: “Bruxelles ne doit pas être gérée par les 2 grandes communautés mais bien en tant que Ville-Région avec des compétences communautaires propres pour l'enseignement et la culture” (VRT, Panorama, 21/11/2010).


Nous nous devons également de signaler que M. Gatz, le chef de groupe VLD au parlement flamand a introduit une proposition intéressante pour Bruxelles-Capitale; proposant un « double suffrage » au sein de l'arrondissement BHV, avec une première voix pour une liste (ou un candidat) du rôle linguistique du votant, et une seconde pour quelqu'un dans l'autre groupe linguistique. Une manière de rendre les deux communautés plus à l'écoute l'une de l'autre au sein de notre Région.

Mais que dire alors de la sortie de M. Gosuin (MR-FDF), qui déclarait, lors d'une conversation par « chat » avec des lecteurs du journal Le Soir, ce 8 février, ceci: « Je rêve de quatre régions qui reconnaîtraient chacune en leur sein le droit et l'existence de leurs minorités. Une région flamande, une Bruxelloise bilingue, une wallonne et une germanophone toutes respectueuses des principes fondateurs de l'Europe. ».


Hélas, ces prises de position en faveur d'une Belgique des Régions sont encore trop rares, et isolées au sein de partis qui demeurent essentiellement communautaires. Nous savons que les deux principaux partis flamands, la NVA et le CD&V, sont viscéralement communautaristes et que la majorité de l'opinion flamande leur emboîte le pas. Mais les francophones ne sont pas en reste, avec la promotion d'un espace francophone qui inclut Wallons et Bruxellois. Mais Bruxelles veut et doit être une Région à part entière qui entretient des relations équilibrées tant avec la Région flamande que la Région wallonne. Toute réforme de l'État qui ne prend pas en compte cette réalité sera vouée à l'échec. Puissent les hommes et les femmes politiques de ce pays être de plus en plus nombreux à en prendre conscience, et à suivre Pro Bruxsel dans cette voie.

Eén land, 4 solidaire regio’s. De visie van Pro Bruxsel vindt stilaan haar weg.

Het is duidelijk dat een groot aantal voorstellen, gemaakt door Pro Bruxsel in de loop van de afgelopen jaren, zijn gehoord door verschillende grote communautaire partijen, zowel voor de regionale verkiezingen van 2009 als voor de federale verkiezingen van 2010.

Toen Pro Bruxsel haar studie over de herfinanciering van onze regio heeft naar buiten gebracht, hebben we vastgesteld dat onze twee sterke ideeën,nl. over de herfinanciering via de heffing van de personenbelasting op de plaats van het werk en over een stadstol, “vleugels” hebben gekregen.

De groenen hebben trouwens zeer snel gevolgd met een symposium over deze stadstol.


Toen wij in 2010 het idee opperden om voor het België van morgen over te stappen naar een federaal cohesiemodel, gebaseerd op vier regio’s in plaats van twee tegengestelde gemeenschappen werden wij door de belangrijkste actoren en media gemeden.


Het is maar druppelsgewijs dat het idee stilaan begint door te sijpelen; de eerste die de bal opvangt- misschien had hij het zich ook al vroeger voorgesteld, we zoeken absoluut niet het monopolie op de goede ideeën – is Karl Heinz Lambertz, president van de Duitstalige gemeenschap. Hij heeft het over een Duitstalige gemeenschap die zichzelf graag zou zien als een volwaardig gewest. Hij heeft dit de laatste weken opnieuw gedaan door zich openlijk uit te spreken in het voordeel van een België gebaseerd op 4 regio’s. Terwijl zijn collega Paasch zich vooral liet opmerken door zijn uitspraak “ Neen, het zijn niet altijd de Vlamingen die de slechten zijn”. Ter info, Paasch stelt de partij Pro DG voor, die, moeten we het zeggen, op alle sympathie van Pro Bruxsel kan rekenen.

Wij hebben ook kennis genomen van het feit dat de Belgische groenen hebben aangekondigd om regelmatiger samen- hand in hand - te willen werken ( zelfs als ze beweren dat dit altijd al het geval was, was de man of vrouw van de straat zich daar niet erg van bewust ).

Ook langs de kant van de sp.a hebben we het werk van Johan Vande Lanotte moeten loven, zelfs als deze nog steeds bleef uitgaan van een “gemeenschapsmodel” ( de politieke situatie tussen de concurrerende partijen is blijkbaar niet voldoende geëvolueerd om te debatteren over een “Copernicaanse revolutie” die het centrum zou verplaatsen van de gemeenschappen naar de gewesten ). We hebben nog steeds kunnen lezen dat zijn nota een vooruitgang bevatte voor Brussel-Hoofdstad, waaronder een structurele herfinanciering, alsook de introductie van tweetalige lijsten, een standpunt dat wij hebben verdedigd in onze laatste institutionele nota van meer dan een jaar geleden.

We moeten ook melden dat Mr Gatz, de voorzitter van OpenVLD in het Vlaams Parlement, een interessant voorstel heeft gedaan voor Brussel-Hoofdstad; hij stelt een “dubbele sufrage” voor in het arrondissement BHV, met een eerste stem voor een lijst ( of een kandidaat ) volgens de taalrol van de kiezer, en een tweede stem voor iemand uit de andere taalgroep. Een manier om de twee gemeenschappen in onze regio meer naar elkaar te laten luisteren.

Maar wat te zeggen over de uitspraak van Mr Gosuin ( MR-FDF ), die, tijdens een “chat”-gesprek met de lezers van de krant Le Soir op 8 februari, schreef: “Ik droom van 4 regio’s die elkaar zouden erkennen in hun bestaansrecht, en het bestaan van hun minderheden. Een Vlaamse regio, een tweetalige Brusselse regio, een Waalse en een Duitstalige, allen met respect voor de grondbeginselen van Europa.


Helaas zijn deze houdingen in het voordeel van een België van Regio’s nog te veel afwezig, en geïsoleerd in de partijen die voornamelijk communautair blijven.
Wij weten dat de twee belangrijkste Vlaamse partijen, NVA en CD&V, visceraal communautair zijn en dat de meerderheid van de Vlaamse opinie zich daarbij aansluit. Maar de Franstaligen blijven niet achter, met de bevordering van een Franstalige ruimte die Walen en Brusselaars omvat.

Maar Brussel wil en moet een volwaardig gewest zijn dat evenwichtige relaties onderhoudt, zowel met het Vlaams gewest als met het Waalse.
Elke staatshervorming die geen rekening houdt met deze realiteit zal leiden tot een mislukking.

Dat de dames en heren uit de politiek van dit land steeds talrijker mogen zijn in het zich bewust zijn hiervan, en het volgen van Pro Bruxsel op deze weg.

06/02/2011

Le futur Sénat ne représentera pas les Bruxellois.

par Alain Maskens

La « note Vande Lanotte », si elle est adoptée, aggravera encore la séparation du pays en deux Communautés linguistiques. Notamment en transférant de nombreuses compétences de l’Etat fédéral vers les Communautés plutôt que vers les Régions. Donc en donnant compétences à la Flandre et à la Communauté française pour les co-gérer dans la Région bruxelloise.

Ce communautarisme jusqu’au-boutiste se manifeste de manière la plus spectaculaire en basant le futur Sénat encore plus clairement sur la pureté linguistique de ses membres.

Voici le texte :

Les membres du Sénat qui sont désignés par élection directe dans le système actuel (15F et 25N) seront désignés, à partir de 2014, par les parlements de la Communauté française et de la Communauté flamande, comme c’est déjà le cas actuellement pour les sénateurs de Communauté.

Tous les sénateurs seront donc élus par les parlements des Communautés.

On y trouvera donc des sénateurs purs flamands, « désignés » par le parlement flamand. Parlement flamand où, rappelons-le, ne siègent que SIX élus « flamands » de Bruxelles (sur un total de 124).

Et on y trouvera des sénateurs purs francophones, « désignés » par le parlement francophone. Parlement francophone qui lui-même se compose de tous les membres du parlement Wallon (donc les élus directs des Wallons), et de 19 députés « désignés » parmi les 72 députés francophones du parlement bruxellois.

Amis Bruxellois, les sénateurs qui réfléchiront à votre avenir seront choisis soit par une assemblée pure flamande où vous aurez pu choisir 6 des 124 députés, soit par une assemblée pure francophone où vous ne serez représentés par AUCUN élu direct, mais seulement par 19 membres « désignés » parmi vos 72 élus directs.

AUCUNE chance d’y envoyer un vrai zinneke.

A nouveau donc, un dispositif communautaire au superlatif, qui fait fi de toutes les demandes des Bruxellois à être reconnus en tant que tels, et non comme membres d’une ethnie mono-flamande ou d’une ethnie mono-francophone.

Un dispositif de plus qui vise à enrégimenter les Belges, et plus particulièrement les Bruxellois, dans un clan linguistique pur, facile à opposer à l’autre.

Assez !

Les partis traditionnels ne se rendent-ils donc pas compte que c’est précisément ce communautarisme qui est en train de bloquer le pays, avant de le tuer ?

Seuls des partis jeunes offrent des approches plus humaines et démocratiques. Dans la proposition de Pro Bruxsel, le pays est fondé sur les Régions, et chaque Région – y compris Bruxelles - est représentée au Sénat par des élus directs.

04/02/2011

Une ligne Maginot francophone (Le Vif)

Entre les gouttes de la remise, par Johan Vande Lanotte (SP.A) de son tablier de médiateur et l’élection présidentielle au MR, un petit événement est passé presque inaperçu : Rudy Demotte vient de se coiffer d’une troisième casquette de président.

© Belga

Déjà à la tête des gouvernements de Walonie et de la Communauté française, le voici président d’une Commission Wallonie-Bruxelles regroupant les partis francophones, PS, Ecolo, CDH et MR. Objectif : disposer de lignes de fortifications francophones. Une nouvelle ligne Maginot face à la Flandre ?

L’apparente logique d’affrontement ne plaît pas du tout aux régionalistes bruxellois parmi lesquels on craint l’amorce d’une cogestion de la capitale par les deux grandes communautés linguistiques. « Bruxelles n’est pas soluble dans la francophonie », avertit Caroline Sägesser, une Suissesse d’origine qui figurait à la deuxième place de la liste Pro Bruxsel aux dernières législatives.

Cette ancienne collaboratrice du Crisp pense que les francophones pourraient céder la scission de BHV contre la sauvegarde de l’unité de la sécurité sociale et que la nouvelle commission Demotte aurait pour but de prévenir une révolte bruxelloise – jusque dans sa périphérie – contre un tel deal. Elle revendique, notamment, l’organisation d’un enseignement bilingue à Bruxelles ce qu’empêchent actuellement les Communautés.

http://levif.rnews.be/fr/news/actualite/belgique/une-ligne-maginot-francophone/article-1194942112922.htm#

02/02/2011

'Vlaams'/'Waals' water voor Qatar ?

Bedenkingen bij de onfrisse wereldhandel in water

door Thierry Vanhecke

Naar verluidt zijn er gesprekken aan de gang tussen Fluxys en Qatar om 'ons' water te exporteren naar dat weinig democratisch land. Het water zou via Zeebrugge en de gas-schepen die hier toekomen, naar ginds worden vervoerd.

Zoals zo gebruikelijk is, is er in ons landje weer een communautaire rel in de maak, want heelwat water dat in Vlaanderen geconsumeerd wordt, is afkomstig van Wallonië. Wanneer dat aan veel hogere prijzen wordt doorverkocht, komt er weer miserie van.

Maar is dat nu het èchte probleem?

Is het niet véél erger dat we hier blijkbaar voor het voldongen feit staan dat er al een wereldhandel aan drinkwater op gang is, waar blijkbaar niet veel burgers weet van hebben. Water is, evenals lucht, een van de meest essentiële basisbehoeften van ieder mens.

Het is ook een product dat door niets anders kan vervangen worden, dus het is meteen een goudmijn voor welke multinational dan ook om er een claim op te kunnen leggen en er handel te kunnen in drijven. Een misdaad tegen de mensheid.

Wel moeten we eens heel grondig gaan nadenken over de manier waarop wij met ons blauw goud omspringen: in België verbruikt gemiddeld elke burger tussen de 100 en 120 liter water PER DAG ! Is dat niet een klein beetje van het goede te veel; zeker als je kijkt hoe sommige vrouwtjes in de Sahel, Mali enz kilometers ver moeten sleuren met een waterreservoir van 10 liter waarmee hun hele familie het voor enkele dagen moet stellen.


Voor een detailrekening van ons waterverbruik en hoe we aan die 100 tot 120 liter per dag komen: zie waterloketvlaanderen.be. Bad/douche en toilet blijken de grootste slokoppen te zijn.